Das Zepter von Zavandor
Ce jeu est sorti le 10 janv. 2005, et a été ajouté en base le 10 janv. 2005 par Krazey

édition 2004
Par Jens Drögemüller
Illustré par Andrea Boekhoff
Édité par Z-Man Games et Lookout Games

Standalone
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Les sept heures de Zav endorment

Lorsque la boîte s’est ouverte et que j’ai entendu les règles de Zavandor la première fois, j’ai pensé : Bigre ! Voilà exactement le genre de jeu fait pour moi, un de ces bon gros jeux de gestion et d’optimisation qui d’ordinaire me plaisent beaucoup. Une sorte de Goa multicolore, enrobé d’un habillage scintillant. D’ailleurs il est surprenant de voir que ces deux jeux sont sortis plus ou moins en même temps tant ils présentent de similitudes : comme à Goa, il s’agit ici de gérer ses ressources et d’optimiser son développement individuel sur différents tableaux, l’interaction se limitant à quelques phases d’enchères. Le matériel est de Zavandor est de plus très séduisant, à commencer par la boîte-livre, et garni de charmantes illustrations.

Malheureusement, contre tout attente, la première partie de Zavandor m’a laissé un goût plutôt amer. Bien sûr, le jeu pullule de mécanismes intelligents, d’autant plus qu’aucune voie stratégique ne semble réellement supérieure aux autres. Gestion de sa production, de sa main, de sa position pendant la partie, des cartes mises aux enchères, de ses combinaisons de cartes, challenge des personnages dissymétriques… autant de chauffe-neurones très efficaces. Mais sacrebleu, que c’est long et fastidieux. Le côté calculatoire poussé à l’extrême rend le jeu vraiment laborieux ; à quatre joueurs confirmés, notre première partie a dépassé les trois heures de jeu, entrecoupées de calculs intermédiaires à répétition (pour les points de victoire) qui ont tendance à casser le rythme du jeu. A cela se rajoutent plein de petites cartes truffées de texte barbare, et que je te donne un bonus pour cette carte-ci, une ristourne pour celle-là, mais pas pour celle-là, sauf si j’ai celle-ci….. Il y a par ailleurs beaucoup de manipulations, temps d’installation compris, ce qui en soi n’est pas si grave, mais qui ne favorise pas non plus la fluidité du jeu.

Mais ce qui m’a le plus contrarié dans ce jeu, c’est tout de même l’interaction, bien plus faible encore qu’à Goa Il y a bien quelques phases d’enchères, mais à part pour les derniers mercenaires, si vous ne gagnez pas la carte rêvée cette fois-ci, il y a tout de même de bonnes chances pour qu’elle revienne plus tard. Et comme on lance plus volontiers les enchères lorsqu’on est dernier joueur, c’est de toute façon vite réglé puisque les autres n’ont déjà plus d’argent. A côté de ça, aucun blocage possible, aucune crasse, juste de polis « à vous de jouer mon cher, mais je vous en prie, je n’en ferai rien ». En outre, c’est un jeu dans lequel l’effet « win-win » est tout de même très marqué ; les erreurs du début du jeu se révèlent vite irrattrapables, et malgré le malus des premiers joueurs, les déséquilibres s’accentuent inexorablement trois heures durant. Et puis, c’est sans compter l’aléatoire parfois frustrant lié au tirage des ressources, qui peut changer beaucoup de choses à un ou deux points près, ce qui est un peu fâcheux pour un jeu de cette complexité.

Bref, Zavandor est un jeu équilibré et intelligent, mais qui ne m’a pas été agréable pour autant. Alors j’y reviendrai peut-être, pour voir, mais je ne suis pas certain de retrouver un jour assez de motivation pour le faire.

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