Ce jeu est sorti le 16 mai 2006, et a été ajouté en base le 30 janv. 2006 par Monsieur Phal

édition 2006
Par Bruno Cathala et Ludovic Maublanc
Illustré par Julien Delval
Édité par Days of Wonder
Distribué par Asmodée

Standalone

Les crocodiles ne vont pas mourir de faim !

Cléopâtre et la Société des Architectes bénéficie d’un matériel proprement splendide !
Days Of Wonder a l’habitude maintenant de soigner la présentation de ses jeux et personne ne s’en plaindra. Etant moi même particulièrement sensible à la beauté du matériel dans un jeu , j’ai été véritablement séduit par ce décor 3D qui plonge immédiatement les joueurs dans une ambiance très crédible.

Les règles sont simples et facilement assimilables. Les parties sont relativement courtes faisant de ce jeu un excellent compromis qui plaira autant aux gros joueurs qu’aux amateurs de jeux plus légers.

L’apparence ne fait pas toujours la qualité intrinsèque d’un jeu. Heureusement ici ces 2 propriétés sont réunies avec bonheur.
Même si les mécanismes ont un air de déjà vu (collecte de cartes + combinaisons), on n’est pas vraiment déçu et le plaisir est au rendez-vous dés la première partie.
Les points de corruption que l’on dissimule à ses adversaires et les enchères cachées (qui rappellent le principe appliqué dans l’excellent Amun Ré) contribuent à instaurer une ambiance très plaisante et un tantinet stressante. La pose des différents éléments au fur et à mesure donne lieu aussi à des échanges intéressants durant la partie. Qui va poser avant l’autre et prendre de vitesse son voisin ? L’interaction entre les joueurs est néanmoins assez faible.
On peut regretter aussi à ce jeu un certain manque d’originalité, une certaine linéarité dans les actions qui pourraient paraître un peu répétitives aux yeux de certains. On pioche , on pose, on accumule, on achète… Cependant, ce mécanisme déjà emprunté dans les Aventuriers du Rail a fait ses preuves et génère un rythme dynamique très agréable. Pas de temps mort entre chaque tour !
La construction des sanctuaires dans les jardins suspendus constitue « un jeu dans le jeu » en introduisant un petit côté abstrait bien sympa.

Même si Cléopâtre et la Société des Architectes n’est pas pour moi le « jeu du siècle », il fait véritablement honneur au monde ludique. Ses auteurs nous prouvent une fois de plus leur talent et leur amour du jeu. Days Of Wonder persiste et signe en éditant une fois de plus un jeu beau et captivant. Qui a dit que l’intelligence se mariait mal à la beauté et à la cruauté ?
Quel plaisir de jeter aux crocodiles le joueur le plus corrompu en fin de partie !

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