Ce jeu est sorti le 27 mai 2003, et a été ajouté en base le 18 févr. 2003 par Monsieur Phal

édition 2003
Par Bruno Cathala
Illustré par Sébastien Tournadre
Édité par Jeux Descartes
Distribué par Descartes

Standalone
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Les cow-boys sont fatigués.

Un grand bravo à Sébastien Tournadre, l'illustrateur de Sans Foi ni Loi. Il a réalisé un travail de toute première qualité qui nous plonge dans l'univers mythique du Far West. Tout cela ferait le bonheur d'Eddy Mitchell qui a bercé mon adolescence de westerns magnifiques. Je pourrais m'arrêter là et rêvasser paresseusement, car pour le reste Sans Foi ni Loi ne vaut a priori guère la peine qu'on soulève le couvercle.
Ma première partie s'est déroulée dans l'ennui le plus profond. Elle fut longue, sans intérêt, régie par le hasard, dénuée de stratégie valable ou lisible. Il faut avouer que le décompte des points en fin de partie dessert le jeu, obligeant chacun à tenir de véritables comptes d'apothicaire (j'ai une dent contre les pharmaciens, ceux qui me connaissent bien comprendront). Il est clair qu'après une heure passée à piocher, poser, tourner des cartes, le nom du vainqueur est secondaire sauf pour les joueurs qui ne trouvent belle que la seule victoire.
Par chance c’est mon cas et celui de mes amis. J’ai gagné, servi par un tirage de cartes extrêmement favorable (quel fin stratège je suis) qui avait conduit dans mon ranch, entre autres personnages démesurément puissants, le shérif et le maire.
Bizarrement, nous avons eu envie de faire quelques jours plus tard une seconde partie. Avec le recul (de la Winchester 73), je mets ce désir de jouer à Sans Foi ni Loi sur le compte de notre soif inextinguible de victoire et sur la beauté des illustrations. Seul le vainqueur changea, l’ennui fut le même. Dommage M. Cathala de gâcher les possibilités d’un univers aussi riche. Certes les cartes, à travers le choix des personnages et des lieux autant que par les actions qu’elles génèrent, sont parfaitement réalistes (ce qui a y bien réfléchir est la qualité première du jeu), mais le mécanisme qui devrait donner vie à tout cela est totalement inopérant, pour ne pas dire inexistant.
Sans Foi ni Loi n’est que la moitié d’un jeu, qui créera l’autre ? Finalement, le texte au dos de la boîte sonne comme une invitation : ne nous dit-il point que « les règles sont à inventer » ?

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