Ce jeu a été ajouté en base le 20 juil. 2013

édition 2013
Par Sebastian Bleasdale et Reiner Knizia
Illustré par Arnaud Demaegd et Neriac
Édité par Ystari Games
Distribué par Millennium

Standalone

Le sombre avenir de la planète

Je suis venu à Prosperity pour plusieurs raisons. D'abord son thème (le développement technologique ET son corollaire la pollution), ensuite son aspect graphique (les petites tuiles avec leur univers, et cette boite !), enfin son auteur.

Graphiquement, une fois devant les yeux et après avoir lu la règle, on relève quelques soucis d'ergonomie et de lisibilité : la piste de score par exemple, en zig-zag, n'est pas limpide oculairement parlant, et on peut vite se planter en coupant au droit, s'ajoutant au passage quelques points bonus (oups). Les plateaux sont assez froids, contrairement aux tuiles mignonettes.

Le jeu est simple, les règles courtes et claires, la mise en place rapide, l'explication fluide. Les premiers tours sont assez exaltants d'ailleurs. Les choses s'engagent plutôt bien sans qu'on ait pour autant affaire à un jeu révolutionnaire.

Quelques questionnements concernant le choix des tuiles et leur positionnement s'avèrent assez savoureux, bien qu'on joue complètement dans son coin. L'ensemble est très calculatoire : que gagne-t-on, que perd-t-on ? Le système roule, on ne revient plus sur des points règles spécifiques. Très agréable. En outre, cette affaire d'équilibrage des technologies est un petit dilemme quand même.

Je trouve dommageable que les tuiles ne mentionnent pas le nom du bâtiment. Déjà que le jeu ne brille pas par sa thématique très immersive (même si on a vu pire), là on est obligé de se référer au livret pour chaque bâtiment, histoire d'avoir un semblant de réalisme quand même. Petit détail fort regrettable.

Et puis très rapidement, on réalise que les tuiles bâtiments manquent et s'épuisent, si bien que les 15 derniers tours, facile, (il y en a 36 en tout) ne sont consacrés qu'à prendre le bâtiment pioché puis, au choix, de l'argent ou monter sur les pistes technologique. On s'ennuie ferme. Chaque joueur prend un bâtiment à chaque tour, grosso modo. Sur la fin, un bâtiment posé est quasiment immédiatement acheté par ce même joueur. Le choix est rapidement plus que limité. A la fin, tout le monde est au top dans les deux pistes. La pollution n'a posé de réel problème à personne, et tous les joueurs sont blindés de thunes !

Il y a réellement un GROS GROS problème d'équilibrage. Ce jeu n'a visiblement été testé qu'au cours de semi-parties, pas possible autrement. Je trouve au passage curieux que personne ne semble avoir été confronté à ce problème, jamais évoqué dans les critiques lues jusque là. Aurait-on raté une marche ? J'en doute, car les règles sont vraiment courtes et immédiatement compréhensibles. Là réside le hic insurmontable. C'est pour moi rédhibitoire !

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