Ce jeu est sorti le 9 août 2019, et a été ajouté en base le 17 janv. 2019 par kakawette

édition 2019
Par Sébastien Dujardin, Xavier Georges et Alain Orban
Illustré par Ian O'Toole
Édité par Pearl Games
Distribué par Novalis et Asmodee

Standalone
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Le noir te va si bien!

J’aimerai souligner la cohérence des propos de Sebduj entendus lors de sa dernière venue à la TTTV.
Il y parlait, partiellement et formulé différemment, de son envie de concevoir/proposer des jeux rapidement expliqués, jouables par tous et proposant un défi ludique s’apprivoisant au gré des parties.
Avec Black Angel, j’y ai trouvé tous ces éléments !
Première petite gommette jaune synonyme de félicitations à destination des 3 auteurs.

Parvenir à poser sur le carton des envies formulées par des mots, les faire ressentir à un joueur qui, par effet ricochet, parvient à apprécier le potentiel du jeu malgré une première partie dont le score n’a pas dépassé le record de température de cet été. :p

Je trouve ça fou, ça crée un espèce de lien emphatique, une relation particulière au jeu.
Une espèce de cohérence, un sentiment d’avoir en face de soi non pas un objet mais l’incarnation physique de ce qui tient à cœur à plusieurs êtres humains rassemblés autour d’un projet.
Nous avons une espèce de cristallisation humaine dans une boîte.
Ce qui ajoute une envie primordiale d’avoir plus de vidéos « papotache », où l’on s’appuie sur le jeu pour découvrir l’humain, la société.

J’ai aimé pouvoir expliquer le jeu rapidement.
On se lance dans le jeu, on ne sait pas où l’on va mais on se laisse porter par le voyage intergalactique.
C’est fluide, les actions s’enchaînent rapidement, on s’adapte un peu aux actions des autres pour profiter de nouvelles ouvertures et on termine la partie avec une forte envie d’y revenir.

Bien sûr, on peut tout à fait ressentir un détachement complet, tout le monde n’aime pas ne pas comprendre et ne pas « maîtriser » ce qu’il fait dès la première partie.
C’est un point indéniable pour ce type de jeu.
Il peut être très positif pour certains et totalement négatif pour d’autres.
Il va falloir d’adapter, jouer dans le bon « tempo », lire un peu le jeu des autres, profiter des opportunités.
Black Angel peut être exigeant pour celui qui l’est avec lui-même. :D

Je suis un fan de Troyes, il est bon de voir que la machine Black Angel n’est pas une copie mécanique.
Les sensations ne sont pas les mêmes, le moteur a été huilé, il a été épuré.
L’existence d’un choix parmi deux phases fixe un cadre directement rassurant.
On sait qu’on aura qu’un choix parmi deux.
Après il y a des subdivisions à l’intérieur de la première phase mais grosso modo, pour mon cerveau, cette « arborescence » des choix est savoureux.
On ne doit pas décider d’un bloc, on peut arpenter la rivière par choix successifs.

Très très fan du jeu « en continu ».
On relance les dés à des moments différents, souvent dès qu’on en a plus, on ne le fait plus en même temps, ce qui diversifie le chemin des possibles tactiques.
Il y a eu un petit peu ce syndrome du « ok, ce joueur relance les dès, on va tous les deux lui en acheter un dans la foulée ».
A voir sur la durée et surtout à 4 joueurs si ça se confirme, un point de vigilance sur lequel je reviendrai dans un futur plus ou moins éloigné.

Giga +++ pour les symboles utilisés et l’architecture du plateau central (le centre opérationnel du Black Angel).
L’iconographie est logique, suffisamment discrète et hautement importante car elle rappelle les petites étapes à effectuer (où poser le prochain débris, ne pas oublier de remettre le dé dans la réserve).
Durant la partie, les élèments dont on devait se rappeler régulièrement sont : la possibilité de jouer une carte avant de faire une action, l’apparition des cartes ravageurs (mais ça, Sebduj en parle dans la partie avec Guillaume) et parfois, d’appliquer l’effet de la carte ravageur quand on choisit l’action sur laquelle elle est posée.
Pourquoi ?
La « routine » de l’exécution des deux phases (possibilité de jouer une carte / prendre un dé / piocher une carte de la couleur du dé ou relancer ses dés / réinitialiser son plateau personnel / avancer le Black Angel) a été rapidement intégrée que les petites nuances avaient des difficultés à se fixer dans ma mémoire.

Sinon, j’ai clairement eu du mal à saisir le tempo du jeu.
Mes actions ne s’enchainaient pas comme je l’aurais souhaité.
Mais devant le potentiel du jeu, c’est l’envie d’y revenir qui a dépassé de plusieurs années-lumière la légère frustration.

Graphiquement, c’est osé, c’est rose et c’est tant mieux.
Je suis aussi fan du jeu que des choix artistiques.
Les couleurs sont énergisantes, elles donnent l’impression de filer dans l’espace sans pour autant saturer le champ visuel.
Merci pour ce choix, merci à Ian O’toole, merci à Pearl Games.
Gommette rose pour tout le monde !
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