Le Mont Olympe à défaut de l'Everest

sur Olympos
8,0

Olympos est un paradoxe à lui seul.

Dans sa mécanique, le jeu ne casse pas trois pattes à un canard : que du déjà vu et du très connu. Hormis peut-être cette piste du temps qui, si elle avait déjà été utilisé dans d'autres jeux, s'avère quand même bienvenue (un peu de fraicheur, quoi). Pour le reste, rien d'excitant. Sur le papier du moins.

Olympos un énième jeu de civilisation donc ? Et bien, à ma grande surprise, pas du tout ! Il s'avère en effet particulièrement prenant, simple et suffisamment riche pour concilier les gros joueurs et les plus légers. Pas mal d'intéractions, de pleurnicheries... Dès la partie terminée, il y a comme une envie de revenir et de tester de nouvelles approches. La richesse tient clairement aux nombreuses découvertes, à leurs nombreuses intéractions, et à cette notion de temps. Temps qui apporte la frustration nécessaire pour en faire un bon jeu. Et comme la patte graphique flatte clairement la rétine, Olympos devient du coup un jeu qui plaira à beaucoup de monde.

Reste qu'il manque l'étincelle (ou peut-être, comme dis plus haut, l'originalité des mécanismes) pour le faire passer de bon jeu à la catégorie si prisée des incontournables. De l'Olympe à l'Everest...

Edit : je déconseille personnellement la configuration à 5 joueurs, trop longue et chaotique (beaucoup trop de choses ont changés entre 2 tours de jeu). Un vrai régal par contre à 3-4. Un peu plus "pépère" à 2 : le syndrome du chacun dans son coin en fait.

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