Ce jeu est sorti le 7 avr. 2010, et a été ajouté en base le 24 oct. 2010 par OliveMontpellier

édition 2011
Par Stefan Feld
Illustré par Julien Delval et Harald Lieske
Édité par Ravensburger et Alea
Distribué par IELLO et Pixie Games

Standalone 3 extensions
Frais de port ajustés en fonction du montant total et/ou de votre abonnement.

Le jeu qui vous rendra addict au Bourgogne

Pour moi un des meilleurs de 2011.
Le principe est simple : construire un royaume, représenté par un plateau individuel placé devant vous, avec des tuiles de 6 types (port, champs, savoir/inventions, ville, château, mine) disponibles sur un plateau central.

Pour ce faire, cela nécessite une action en deux temps : prendre la tuile du plateau central, puis la poser dans son royaume pour en appliquer l'effet (une petite zone tampon de trois emplacements sert à faire la transition). Ces actions sont conditionnées par le résultat de nos deux dés, eux-mêmes modifiables à coup d'ouvriers et de pouvoirs que l'on acquiert en jouant bien :)

Le principe de base ouvre déjà la perspective de combo jouissifs : chaque tuile a des effets en cascade qui permet, si l'on joue bien, d'enchaîner bien plus d'actions que les deux pauvres actions (trois si on compte l'achat) théoriquement disponibles.

Ajoutons à cela des bonus chronologiquement décroissants lorsque l'on finit des zones spécifiques internes à notre royaume et d'autres réservés aux deux seuls premiers à les accomplir, voilà qui pose définitivement le paradigme "opportunisto-gestio-optimisateur" du jeu.

Beaucoup d'axes de développement possibles, régulièrement ballotés par les actions des autres qui nous devancent et nous coupent l'herbe sous le pied qui vont dans le bon sens en termes de tension de jeu, et de durée de vie, renforcée (qui dit mieux !) par de nombreux plateaux individuels aux configurations différentes (en terme de zonage).

Enfin, point très valorisant pour le joueur : la courbe de progression très perceptible. On commence ses premières parties à un pénible 200, et on finit avec un peu de bouteille à 250 et des brouettes.

Le score, parlons-en. Certains avis critiques trouvent risibles les jeux où l'on finit à plus de 250 points, arguant que tout pourrait être allègrement divisé par deux, ce qui simplifierait les calculs de scores. Oui mais non !

La force du jeu réside dans cette lutte de longue haleine où l'on ne débande pas une seconde durant les 25 tours du jeu (très rapides, à la Yspahan) où l'on cumule des gains pourtant minces et très équilibrés, dont seule l'accumulation intelligente à coup de combos vous permettra d'avoir un score décent à la fin !

Seul bémol tout de même : les couleurs qui prêtent un peu à confusion (notamment le vert et le jaune).

Mais c'est tellement dérisoire devant le très haut intérêt du jeu qu'on lui pardonnera volontiers cela !

Archi-addictif

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