Guerre & Bêêêh !
Ce jeu est sorti le 1 oct. 2002, et a été ajouté en base le 7 août 2002 par Monsieur Phal

édition 2002
Par Bruno Cathala
Illustré par Cyril Saint Blancat
Édité par Jeux Descartes et Eurogames

Standalone
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OU

La tremblante du mouton.

Au fur et à mesure que je lisais les règles de Guerre et bêêê, je me suis exclamé (en mon fort intérieur car il était tard) : que de bonnes idées il y a là-dedans !
Chaque paragraphe m’enthousiasmait un peu plus que le précédent.
Le coup des moutons qui digèrent, celui de l’effet de Panurge, etc.

Vite ! Vite ! Une première partie !

Mais là, la déception est au rendez-vous. Ou sont passés les bonnes idées, je n’ai même pas eu le temps de savourer. Je joue trop vite ou quoi ? Bon ! Ce n’est pas possible, j’ai raté un truc. On recommence.
Ah ! C’est mieux la deuxième ! Plus de réflexion, je commence à entrevoir l’intérêt de regarder sous les tuiles parce que les loups ne sont toujours pas là et que ça commence à craindre pour ma pomme (enfin mon herbe, ou mon mouton quoi…).

Une bonne chose est sûre : les parties sont courtes et ne se ressemblent pas (en fait ça fait deux bonnes choses).
Pas vraiment le temps de s’ennuyer, ça va trop vite.

Mais une impression me taraude. Ca m’arrive parfois. J’ai quand même l’impression de jouer à un super petit jeu de stratégie auquel on aurait injecté une seringue de fun un peu trop forte. Un dopage ovin pour rajouter plus de chaos.
En fait, je trouve les cartes actions très artificielles. Certaines peuvent bien tomber, d’autres restent dans les mains parce que l’on a déjà bien à faire comme ça sur le plateau.
Je n’ai rien contre le fait qu’on introduise un peu de hasard, bien au contraire. Mais là, je me suis senti dépossédé des bonnes idées dont ce jeu fourmille par ces cartes qui me semblent la plupart du temps inutiles alors que tous les autres aspects sont si réjouissants.
On entrevoit toujours au cours des parties un moment savoureux où l’on a l’impression de pouvoir orienter la partie et patatra voilà une carte « coucou la voilà » qui remet les compteurs à zéro.

Je sais bien que la tendance du moment n’est plus au jeux abstraits de réflexion. Mais l’introduction du chaos me paraît ici artificielle. Un peu comme s’il avait fallut rendre le jeu plus fun à tout prix.

Du coup j’y retourne, parce qu’il s’y passe quand même plein de bonnes choses. Dis-moi monsieur Cathala, tu me dessine une variante sans les cartes ?

Enfin pour conclure, voilà un petit jeu rapide à l’humour ravageur. Rapide à jouer et à explorer encore et encore.

Bon je met un sourire, après tout personne ne me force à jouer avec ces cartes...

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