Ce jeu est sorti le 21 févr. 2019, et a été ajouté en base le 12 janv. 2019 par Alesc

édition 2019
Par Cédric Lefebvre
Illustré par Vincent Dutrait
Édité par Ludonaute
Distribué par Blackrock Games

Standalone

La superposition des tas (de tuiles)

Ce jeu, plein de références à la physique quantique, nous emmène dans un espace lointain mais sommes toutes relativiste.

Dans un avenir incertain, au lieu d’envoyer des colons n’importe où (effet tunnel ? Teleportation quantique ? ) sans trop se soucier de leur devenir, comme dans Ganymede, on les enverra dans des endroits bien pourris, glacés, inondés, volcaniques...
C’est ce que nous conte Space Gate Odyssey.

Le matériel avec plein de bouts de carton à enficher pour monter des trucs peut plaire. Personnellement, ce côté gadget m’ennuie. J’achète des jeux pour jouer, pas pour monter des jouets. Surtout que rapidement on se rend compte que ce matériel à monter est plutôt superflu. Les petits tréteaux ne servent à rien, le gros rac à tuiles à pas grand chose, des jeux avec plein de piles de tuiles y’en a eu d’autres. Ce dit rac a un aspect trop poli on le planque sur un bord avant qu’il se fasse la belle par la roche (ceux là ils sont durs peut être, allez, comptez les physiciens dans la phrase qui précède. Je paris qu’il vous en manque un.) en fin, restons open, émerveillés par les rives étoilées de la galaxie, prise de bec, querelles sont incuries, même le Prince de Galle il est contre. (5 de plus a trouver).

La mécanique est assez nouvelle. Ce n’est pas une mécanique qu’antique. Elle propose quelques effets qui dopent l’air de la partie. La construction de la base est un gentil petit challenge, l’optimisation des déplacements dans la station et la limitation des sas n’ont rien d’immédiat. De même l’optimisation des placements sur les planètes peut donner lieu à des courses tordues. Les dilemmes posés par le fait que « si je choisi telle action dont j’ai besoin, cela avantage un adversaire » sont bien présents.
c’est donc plutôt sympathique, plein de bonnes idées. C’est indéniablement une expérience de jeu à conseiller.
Pourtant la sauce ne prend pas assez. On fait deux parties puis, le we suivant : « on fait un jeu ? » « oui cool, un feu de cheminée, un jeu ! » « on refait un Space gate ? » « bof, non, pas envie.  » « ben moi non plus en fait » (ma partenaire et moi on est intriqués sur ce coup là).

Bref, j’aime, j’aime pas... Schrodinger ?
Cette incertitude me donne le tournis, le spin... heu... le spleen.
C’est le paradoxe EPR (encore pas rejoué)

La règle est claire, bien écrite.
Le matériel est globalement daltonien friendly, sauf le dos des tuiles. C’est jouable quand même, mais un peu bête.
(Oui cher physicien, les couleurs, la lumiere, c’est fonction d’ondes, mais pas que ! Rhooo ! réfléchit un peu sinon il va y avoir une collision probable entre mon pied et ta dualité onde partie cul. D’ailleurs, pour la lumière et sa vitesse, bien souvent, une équation de Maxwell bien posée suffit. Hé oui, ce sont les bons physiciens qu’une équation de Maxwell de qualité filtre).
Sur la dernière je ne suis pas fier...

Bonus, l’hymne des colons :
Partons joyeux colons
Transportés par les muons
Y’a pas de quoi être fier,
Ça ressemble à l’enfer.
Planètes désolé
Dernier espoir d’humanité
Ho hé, ho hé
Vraiment, on est mal barrés.

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