Ce jeu est sorti le 24 déc. 2008, et a été ajouté en base le 17 juil. 2008 par 20.100

édition 2008
Par Heinz-Georg Thiemann
Illustré par Czarnè
Édité par Heidelberger Spieleverlag et LudoArt

Standalone 2 éditions

La richesse des planètes

Quand on ouvre la boite, difficile de ne pas être éberlué par la profusion et la qualité du matos. On pourrait penser que c'est un jeu américain vu la taille du plateau; raté c'est un jeu allemand. La mécanique va nous le confirmer très vite.

Après une mise en place forcément laborieuse, il s'agit de dompter tous les éléments cabalistiques du plateau. Bon, ça peut faire peur, et puis finalement tout est assez logique et explicite, une fois qu'on a fait le tour des actions dans les phases d'un tour de jeu. Il faut simplement intégrer que certaines actions ne se font vraiment qu'à un moment précis du tour; cela a une grande importance dans la gestion de ses petites ressources et de son développement.

On retrouve beaucoup de mécanismes rencontrés ailleurs: choix d'un personnage donnant un bonus (Citadelles/Puerto Rico); un marché fluctuant selon l'offre et la demande et une optimisation de sa production selon le placement de ses réservoirs (Wealth of nations); etc.

Après une unique partie à 5 joueurs, l'impression qui reste est très mitigée. 4 tours, c'est vraiment trop peu pour envisager un développement sur le long terme et il est difficile de se démarquer du développement des autres joueurs. Le modèle indirect de fluctuation du marché laisse perplexe; c'est certes ingénieux, mais il faudra pas mal d'expérience et de clairvoyance pour en prévoir les effets.

Dans notre partie, plusieurs joueurs se sont fait piégés, car il est très fréquent qu'il y aient des pénuries absolues de ressources, ce qui a pour conséquence de stopper net votre production, par exemple: un peu violent quand même et pas très réaliste. Et ça, quel que soit le nombre de joueurs, car cela est géré par le moteur même de la modélisation du marché. Je suis aussi assez dubitatif sur l'équilibrage d'autres éléments: disponibilité des réservoirs; force des personnages à certains tours, coût des titres immobiliers.

Après la partie, on est arrivé à la conclusion que ce Planet Steam doit être optimisé pour 3 joueurs, voire 4, mais beaucoup plus pour 3 joueurs. C'est là qu'on doit comprendre la valeur de l'investissement de capacités de stockages plus importantes et surtout, c'est là qu'on doit voir les conséquences de parti-pris tactiques et stratégiques, car moins on est de joueurs plus le nombre de tours sont nombreux.

Les amateurs de jeux de gestion pourront être séduits par ce Planet Steam. Mais même pour des joueurs aguerris à ce type de jeu, il est raisonnable de se dire que la première partie ne sera qu'une partie d'initiation: c'est ce qu'il faut pour comprendre le fonctionnement du modèle de marché proposé et prévoir les moments d'inévitables pénuries.

Adepte du jeu de gestion, et même en n'envisageant que la configuration optimum, il ne sera qu'un second, voire qu'un troisième choix.

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