La guerre...quand on peut !

8,0
Evidemment, j'arrive après la bataille (voire des années après !) ; c'est ainsi, je découvre toujours les jeux après tout l'monde... Peu importe.
J'ai l'impression que celui-ci est victime d'un grand nombre de malentendus : par exemple on s'attend à des batailles incessantes, et en fait on joue surtout à la "marchande" et au diplomate. On pense qu'on va améliorer durablement notre flotte de guerre, et ceux d'en face s'associent pour en détruire les trois quarts... Quelle frustration !
Mais je m'étais renseigné, et j'étais au courant. J'ai apprécié ces belles cartes (presque 400 avec l'extension), ainsi que le déroulé intrigant et sans prétention de nos parties. Le deck marché de (3x8) 24-25 types de cartes constamment sous nos yeux émerveillés. La gestion de la FRUSTRATION qui est essentielle si on ne veut pas perdre ses moyens (ni perdre tout court !)... Certes, les meilleures cartes tactiques n'apparaissent pas toujours quand il le faudrait, mais cela nous pousse à faire des choix déchirants (j'investis à quel moment ?) car on peut dépenser quelques crédits de plus pour espérer en acquérir une (carte tactique) qui permettra à nos meilleurs vaisseaux de pouvoir enfin attaquer puissamment, histoire de montrer de quel bois on se chauffe, non mais !!...
Enfin, la mécanique essentielle est selon moi la diplomatie. Nous devons développer des trésors d'ingéniosité pour espérer devenir l'avocat (de notre propre cause) le plus convaincant possible ; en fonction des adversaires et de leur implication, l'ambiance sera sympathiquement belliqueuse...ou pas ! (Note : jouer à deux n'est pas terrible du tout, cela ne constitue qu'un simple entraînement, malgré l'extension proposée)
Le principal défaut du jeu réside dans le fait qu'il est un poil trop long par rapport à sa faible complexité... Mais, une fois encore, tout dépend des joueurs : personnellement j'adore voir mes adversaires s'étriper entre eux pour une conquête à laquelle je ne participe pas, tandis que j'échafaude un plan pour m'occuper ensuite, avec ma grosse flotte flambant neuve, des pauvres rescapés obligés de repartir de zéro ou presque. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a (ou ce qu'on est) !

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