La fin du temps...

6,0

En échangeant des personnages avec des titres, le jeu devient accessible à un plus large public, mais il est en même temps beaucoup moins drôle.

Ben oui. Qu'est-ce qui est si drôle dans Time's Up ? Ce n'est pas quand on connaît ce qu'on doit faire deviner, c'est justement quand on ne le connaît pas. Quand il faut faire preuve de créativité pour imaginer un moyen qui permettra à nos partenaires de nous comprendre, avec tous les dérapages que ça peut occasionner...

En remplaçant les personnages par des titres, on a donc à faire deviner... des phrases. Ou tout du moins des expression nominales, qui ont un sens propre. Si on connaît l'oeuvre, on pourra la décrire, tout comme on expliquait auparavant ce qu'avait fait un personnage que l'on connaissait. Mais si on ne la connaît pas, ou que nos partenaires ne semblent pas la reconnaître, eh bien on va automatiquement s'appuyer sur le sens du titre, ou du moins des mots qui le composent. Exit la créativité, on se retrouve à suivre des rails tout tracés.

Pareil pour les manches deux (un seul mot) et trois (mime) : soit on reprend quelque chose de significatif de l'oeuvre, soit on s'appuie sur la phrase. On n'aura ici que très rarement des délires comme quelqu'un mimant une lavandière pour faire deviner un chanteur (Renaud Séchan), ou voir une fille secouer l'ourlet de sa jupe pour illustrer un anthropologue (Claude Lévi-Strauss, alors que le nom a été tout d'abord décrit en première manche par un rébus en parlant d'une célèbre marque de jeans et que l'orateur a à ce moment fait le même geste avec l'ourlet de son pantalon...).

On prendra toujours plaisir à retrouver des titres qui nous tiennent à coeur, de la même façon qu'on appréciait de retrouver des personnages qui nous évoquaient plus particulièrement quelquechose. Ce côté un peu geek est toujours bien là, voire même encore plus fort puisque là où on avait avant un mélange de personnages fictifs et de personnages réels, on se retrouve maintenant avec du 100% fictif, puisqu'il s'agit d'oeuvres (livres, films, émissions, chansons...).

En conclusion, cette édition n'est pas indispensable, mais pour se faire plaisir on pourra peut-être remplacer quelques personnages dans une pile lors d'une partie "classique", disons entre cinq et dix titres. Ca pourrait devenir sportif si on se retrouve avec à la fois "Luke Skywalker" et "La guerre des étoiles"...

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