SPQR

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1 à 4
Joueurs
12 ans et +
Âge
240 min
Temps de partie
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Là, c’est trop pour moi

4,0

Type de jeu : Euh, ça doit être très bien, mais franchement...
Nombre de parties jouées : 2

Avis compendieux : Même si j’aime bien les jeux aux règles longues et complexes, là, c’est trop pour moi. J’ai eu du mal à les ingérer, même si au final les mécanismes principaux sont simples. Après, en terme de jouabilité, il y a à redire (voir qualité du matériel). Bref, ce doit être très intéressant pour les férus d’histoire, mais je ne dois pas être assez féru. Pourtant.

Clarté des règles (2) : Ben franchement, outre le fait qu’elles sont longues, je m’y suis vraiment perdu. Pourtant, elles sont bien présentées, ce qui est commun à tous les scenarii (pour le coup on va mettre la version latine de ce mot), puis ce qui est spécifique aux susdit scenarii ensuite. Mais malgré tout mon courage, je me suis découragé. Et en jouant on s’est bien rendu compte qu’on faisait tout un tas d’erreurs. Mais on ne s’en est même pas voulu, enfin personnellement du moins.

Qualité du matériel (1) : Alors déjà, le jeu coûte les yeux des fesses pour ce que c’est. La boîte est toute plate, ce qui a une importance pour la suite. Quand on l’ouvre, on découvre six feuilles de papier glacé servant de plateau (comme il semble être d'usage pour ce genre de jeux) imprimées recto-verso qui représentent les 6 théâtres de batailles relatives aux 7 scenarii (oui, il y a un théâtre qui sert pour deux scenarii). Ces feuilles sont pliées, donc même quand on les étale, elles ont tendance à ne pas être plates, ce qui n’est pas pratique quand il y a tout un tas de pions dessus (ils glissent, ils sautent quand on appuie sur la feuille, bref, ils n'en font qu'à leur tête, les éléphants et autres phalanges). Dans les règles, on voit qu’il faut un dé 10 faces, et pas de dé dans la boîte. Paf, on recourt chez le marchand, rebonjour, un dé 10 faces et que ça saute siouplé. Ensuite il y a tout un tas de pions sur des planches : une fois séparés, on se rend bien compte qu’on a intérêt à les isoler, sinon on ne s’en sortira pas pour les retrier. Rien de prévu dans la boîte évidemment. Les mettre dans tout un tas de boîtes de pellicules photo ? C’est qu’il faut en faire, des photos ; en plus la boîte de jeu est trop petite. Bon, acheter des sacs en plastique, il commence à faire vraiment cher, ce jeu. Ensuite, en jouant, on se dit : c’est moi qui n’ai pas bien compris les règles, ou qui joue mal, ou il n’y a pas assez de pions « impact » (je ne sais plus le terme, bref, les jetons qui indiquent qu’une unité vient secouer les puces d’une unité en face) ? Une question à laquelle je ne sais pas encore répondre (je penche pour la pénurie de pions...). Bref, tout ceci ne sert pas le jeu.

Reflet du thème (5) : Ah ben là, les très férus d’histoire nous en dirons sans doute plus, mais déjà, ce jeu permet de se poser de bonnes questions : quand on a pas la faculté des manipules des légions romaines de se séparer sur la ligne, comment faire reculer la première ligne amochée pour la protéger derrière la seconde ligne sans désorganiser icelle ? Comment faisait Hannibal ?

Avis comportant ratiocinations et autres superfétations : J’avais sauté sur ce jeu, une après-midi de désœuvrement après avoir longuement hésité avec le siège de Jérusalem, en Anglais. Je me suis par la suite félicité de ne pas avoir pris ce dernier, parce que se cogner des règles de cette complexité en Anglais, merci. En prenant SPQR, je me disais que je finissais le zoom commencé par l’enchaînement de Res Publica Romana et Hannibal. Mais je dois être plus fait pour le jeu de plateau que pour le wargame (au sens strict de : "avec les petits hexagones"). Mais visiblement les férus du genre lui reprochent de trop avantager l’armée qui a gagné historiquement, ce qui en fait plus un outil de simulation qu’un jeu. Un outil exploratoire : et s’il avait fait ça au lieu de faire ça ? C'est fort intéressant j'en conviens, mais de toutes façons, on ne pourra jamais valider tout ça, alors (sauf en cas de retour de l'Histoire vers sa période antique, mais on peut en douter)...
En tout cas, on apprend plein de chose : les hastaires, le vélites, tout ça, ça peut faire bien dans un repas familial : « Las ! J’en suis réduit à engager les triaires. » Personne ne comprend que cela veut dire qu’on s’ennuie. Mais bouger tous ces pions, pfiou, même si on aime ça, c’est fastidieux. En plus ils ne se reconnaissent pas très bien.

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