Caylus
Ce jeu est sorti le 26 oct. 2005, et a été ajouté en base le 17 mai 2005 par Grunt

édition 2005
Par William Attia
Illustré par Arnaud Demaegd
Édité par Ystari Games
Distribué par Rio Grande Games, Millennium et Hutter Trade

Standalone 1 extension 4 éditions
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L'usine à points...

D'abord, il y a les "critiques" et les "avis" tellement dithyrambiques qu'on est inexorablement amené à essayer ce monument de la production française (cocorico).

Puis, il y a les premières approches avec un matériel pléthorique, mais assez moche, qui existe heureusement en version "deluxe" (c'est finalement pour cette édition là que j'ai craqué).

Après, on arrive à la lecture des règles, qu'on doit recommencer plusieurs fois, pour être sûr de bien comprendre, en étalant le matériel devant soi. Heureusement, les plus chanceux d'entre nous finirons par recevoir d'un joueur habitué l'explication salvatrice.

Enfin, il y a la première partie, qui aboutit à une plus grande compréhension du monstre qu'est Caylus, une créature tellement protéiforme que le domptage paraît quasi impossible, du moins à première vue.

Entendons nous: il s'agit ici de construire cette fameuse forteresse, mais en fait, on peut très bien remporter la victoire sans apporter la moindre pierre à l'édifice, en se concentrant sur la route qui poudroie et l'herbe qui verdoie, et en se contentant juste d'aller une fois ou deux au château pour éviter l'opprobe et les malus de points de victoire.

Cette "usine à points de victoire" est donc finalement assez peu intuitive. On sent bien que le tout est relativement équilibré, et que les différentes pistes proposées pour "scorer" sont équivalentes, et il s'agit donc de choisir adéquatement, tout en coinçant ses adversaires.

C'est là que toute l'interactivité de ce jeu se trouve: on placera ses ouvriers à la fois pour qu'ils nous rapportent quelque chose, mais surtout pour que les autres joueurs ne puissent pas bénéficier du bâtiment ciblé, afin de retarder leurs plans d'un tour ou deux, le prévôt permettant par ailleurs de bloquer encore plus la production de ressources.

Cette interaction "négative" impose malheureusement un temps de réflexion avant la pose de chaque ouvrier, ce qui rend le jeu à la fois lent, poussif et extrêmement calculatoire.

Je poste cet avis à la fois sur la fiche du jeu "standard", et sur la version "deluxe", avec une note légèrement plus élevée pour cette dernière, car sa réalisation est tellement magnifique, qu'il est certain que j'y rejouerai de temps à autre, afin d'explorer les différentes pistes évoquées ci-avant, mais surtout pour le plaisir de "palper" quelques vrais écus...

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