Ce jeu est sorti le 23 déc. 2001, et a été ajouté en base le 23 déc. 2001 par Monsieur Phal

édition 1999
Par Victor Lucas et Véronique Debroise
Édité par Sentosphère

Standalone 2 éditions

"Je suis Nez chez Guerlain" "Ah? Eh ben, finalement, on va faire un Monopoly"

Nombre de parties jouées : une dizaine (à deux joueurs, sauf une à trois)

Matériel : comment dire? On s'habitue peu à peu à des choses de plus en plus belles et on finit par être déçu quand le jeu ne recèle pas une stère de bois sculpté, des cartes dont la tranche est dorée à l'or fin, des livrets de règles richement enluminés comme aux plus beaux jours de la Bibliothèque du vénérable Jorge et de son fidèle Malachie.
Ici, rien de tout cela, mais une finition fort honnête, des pions en cartons représentant de jolis bateaux à enchâsser sur des petits socles en bois (mais ils ne sont pas faciles à distinguer les uns des autres), des cartes claires et simples (mais le carton sur lequel elles sont imprimées n'est pas de qualité optimale), un plateau de jeu assez sympathique représentant principalement l'océan indien et les comptoirs que les européens y avaient créé au temps de la ruée vers les épices.
Enfin, un panier et des petits pots de beurre, euh, non, pardon, un sac et des petites boites qui sentent quand on les ouvre. Ne me demandez pas comment c'est possible, je ne comprends pas.

Thème : la marine à voiles (et pas à vapeur, hein?), la course aux épices, la route des Indes, les pirates, les senteurs enivrantes s'exhalant des cales des bateaux rentrant en Europe après des mois de mer dans l'autre hémisphère... ça fait rêver et pourtant, je n'y ai jamais vraiment cru en jouant. En même temps, payer double tarif parce que vous n'avez pas reconnu l'odeur de ce qu'on vous a mis sous le nez, heureusement que les grandes surfaces ne fonctionnent pas comme ça, parce que j'en connais un certain nombre qui seraient déjà sur la paille... Peut-être que tout cela est un peu trop artificiel, on sent qu'il manque quelque chose, mais je ne suis pas assez fin analyste pour vous dire quoi...

Avis : le mien, pas celui de mon voisin, évidemment (et puis, il connait même pas ce jeu, le voisin, il passe son temps dans son jardin, il se lève tôt, lui!)
Ne nous mentons pas, ce jeu tourne autour d'une idée : il faut reconnaitre à l'aveugle un certain nombre d'odeurs. C'est amusant, formateur même si toutes les fragrances artificiellement reconstituées ne sont pas toujours crédibles (j'ai un mal de chien avec le cacao, moi, pourtant, j'en prends tous les matins).
Ensuite, j'ai l'impression que les concepteurs ont essayé de construire un jeu autour de ça, avec une bourse qui indique le cours de chaque épice et sur laquelle chacun agit à son tour de jeu en jouant une carte. Chacun achète et revend ensuite ses épices, histoire de faire rentrer de l'argent dans les caisses et de finir par remplir ses cales avec les quatre sortes d'épices (d'où le nom "Les quatre épices" que vous avez surement dans votre cuisine sur la petite étagère avec le poivre, la cannelle...) présentes sur la planche. Il faut donc acheter quand les cours sont bas, vendre quand ils sont hauts. En effet, on n'a pas assez d'argent en début de partie pour se contenter de faire le tour de l'Océan indien en ramassant 3 ballots d'épice de chaque couleur et de revenir en Europe, nan, nan, nan, ce serait trop simple. Il faut faire plusieurs fois la culbute et éviter les pirates que vos adversaires mal intentionnés peuvent toujours aiguiller vers vous.
L'affrontement se solde alors par un petit jet de dé tout bête, le plus grand chiffre gagne.
En plus, il faut gérer son stock de vivre, plus on veut se déplacer à son tour de jeu, plus on consomme de vivres.
Bref, c'est très simple et un poil répétitif. Le jeu peut même durer assez longtemps si le cours des épices reste bloqué dans des prix élevés jusqu'à ce que quelqu'un daigne faire baisser le cours de telle ou telle couleur d'épice. Le moment qui reste sympathique, c'est l'achat dans un port d'une épice. On tire alors une boite du sac, on l'ouvre, on renifle et on prend souvent, consterné, la liste des boites présentes dans le sac en se demandant à quoi peut bien correspondre cette odeur indéfinissable. Cela dit, c'est comme tout, ça s'apprend. Ma partenaire, qui cuisine beaucoup, reconnait une bonne partie des épices du sac sans problème. D'après elle, il suffit, pour se rappeler d'une odeur, de définir à quelle autre odeur elle nous fait penser : origan = pizza, citronnelle = anti-moustique... (bien entendu, ce conseil vous est livré gratuitement, sans garantie de succès)
Bon, on l'aura compris, ce jeu nous a amusé au début mais désormais, il ne ressort plus très souvent du placard...

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