Je ne suis pas un escroc !

8,0

1960 a été pour moi une découverte ludique. Passé totalement au dessus de ma tête aussi bien lors de sa sortie que de son édition en français, le thème m'a tout de suite parlé ainsi d'ailleurs que le système de jeu dit Card Driven dont un proche parent carthaginois ne m'est pas inconnu.

Le thème colle parfaitement au système de jeu et inversement au point qu'on pourrait imaginer qu'il fut inventé pour ce jeu (il n'en est bien évidemment rien). Ici pas d'armées, pas de stratèges militaires mais des électeurs et des QG de campagne électorales. La toge a cédé le pas au costume-cravate.

Le jeu se déroule en plusieurs tours décomposés en phases ayant plus ou moins d'influence sur la partie. Ainsi dans un premier temps j'ai cru que le 6e tour, celui du débat télévisé était un événement plus important qu'il ne l'était en réalité.

Dans un premier temps j'ai été légèrement décontenancé par la règle régissant ce débat ; mais après quelques parties il semble vraiment possible de prévoir une stratégie pour ce fameux débat télévisé.

Le principe du tirage des vérifications de soutien apparaît comme une très bonne idée et est souvent utilisé de manière décisive le jour de l'élection. Au début de la partie on a l'impression de remplir le sac sans but précis et il faut que la situation dans les États évolue au fil des tours pour en faire une utilisation précieuse.

Le ballottage des swing-states de fin de partie se joue sur un investissement à long terme sur les enjeux et sur le soutient des médias. C'est un facteur déterminant de fin de partie qui est par trop sous-estimé.

Les vérifications de soutient des cartes de stratégie et les événements du jour de l'élection, des débats et de prévention sont des petits bijoux d'horlogerie fins, stratégiques et subtils.

Il aura donc fallu attendre plusieurs parties pour que toutes les subtilités de ce jeu se révèlent et je suis heureux d'avoir persévéré malgré une première partie décevante.

Nombre de parties jouées : 4

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