Il était une caravelle...

10,0

Hé mais... c'est vraiment génial, ça !

Bon, j'ai un peu l'impression de découvrir Archipelago sur le tard, mais vraiment, c'est un immense coup de coeur.

C'est tout ce que j'aime dans un jeu : de la gestion bien tendax, avec ce qu'il faut de frustration, de la planification, de la réflexion... mais le tout enrobé dans un thème extrêmement présent et bien rendu. Et en plus on ne joue pas du tout dans son coin, puisque la négociation, très libre, est une des mécaniques essentielles du jeu.

Alors oui, c'est touffu. Oui, y a de la règle, oui y a des couches de mécanismes partout... Mais ça marche parce que le jeu raconte quelque chose, et tout est logique : il y a la mécanique du chômage, intimement liée à la mécanique de la révolte, elle même liée au subtil équilibre de la balance commerciale...

Si on ajoute à cela une composante semi-coopérative, avec conditions de victoire variables, on obtient un jeu qui procure des sensations vraiment uniques, et qui donne comme nul autre jeu de gestion l'impression de vivre une histoire à chaque partie. Le tirage des conditions de victoires et la physionomie changeante de l'archipel va générer des parties forcément uniques, qu'on se remémorera tendrement entre joueurs : "Tu te souviens de la fois où Bidule avait le monopole de la pierre et nous faisait tous raquer ?" "Ah ouais... Pis la fois où on a frôlé la révolte parce Machin ne voulait pas lâcher son poisson ?"

Et pendant deux, trois heures ou plus, on oublie le monde extérieur, on est entre nous, on explore un archipel paradisiaque et on essaie de s'en tirer au mieux.

Gros, gros chef d'oeuvre.

Commentaires

Default