Il en manque peu pour atteindre la perfection

9,2
Commençons par ce qui ne va pas dans ce jeu, comme ça, on terminera sur une note positive. Pour pouvoir jouer à Projet Gaïa, il ne faut pas avoir peur. Du poids de la boîte déjà. Pas loin de 4kg ! Mais bon, cela n’est pas un point négatif pour autant, en ce qui me concerne.

Non, le gros point négatif, ce sont les règles ou du moins la rédaction de celle-ci. J’ai mis 1/5 pour les arbres coupés et l’impression. Pour le reste, il y aurait de gros efforts à fournir. Projet Gaïa étant un jeu moderne, les règles sont plus complexes que celles du Monopoly. C’est un gros jeu donc rien de simple. Je l’accorde, quand on joue, tout devient plus simple, en tout cas en ce qui concerne le jeu à plusieurs.

Parce quand il s’agit de jouer en solo, la règle est une vraie catastrophe. Tout n’est pas clair. Il faut lire plusieurs fois pour comprendre ce qu’ils veulent dire. Certaines actions de l’Automa sont même compliquées à comprendre et à mettre en oeuvre. On doit déduire ce qu’il faut faire, dans quel ordre il faut « arbitrer » pour que se soit « logique ». Bref ! Gros point noir pour les règles du jeu qui ne sont pas assez explicites vu la complexité du jeu.

Autre point noir : certaines parties du matériel. Les plateaux de factions, ceux du jeu et celui de Score Final et de Round, sont fins. Au bout de quelques minutes, ils se courbent.

À côté de ça, parlons un peu de ce qui est plus réjouissant. Le reste du matériel est de très bonne facture. Et il y a pléthore de matos ! Pièces en plastique, token, cartes... tout ce qu’il faut pour entamer la conquête de la galaxie.

Les allergiques au hasard et autres poisseux du dé vont être ravis car rien de tout cela dans ce jeu de stratégie. Aucun dé, seuls nos choix auront un impact sur la suite de la partie. Un peu de hasard intervient dans la variante solo, par le mélange des cartes action de l’Automa mais ceci n’est pas toujours punitif.

Dans Projet Gaïa, les parties s’enchaînent, toutes aussi différentes les unes que les autres, et le niveau du joueur progresse quand il apprend de ses erreurs. Avec pas moins de 14 factions et un plateau de jeu modulable à souhait, il y a de quoi varier ses parties.

Hormis les quelques points noirs cités au début, Projet Gaïa est un excellent jeu de stratégie sans hasard et qui n’est pas un acharnement compétitif visant à écraser l’adversaire à tout prix.

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