Ce jeu est sorti le 19 mai 2010, et a été ajouté en base le 14 janv. 2010 par 20.100

édition 2010
Par Guillaume Blossier et Frédéric Henry
Illustré par Nicolas Fructus
Édité par Ystari Games
Distribué par Millennium

Standalone

Hemorroyds

Une seule partie aura suffi à me faire comprendre qu'Asteroyds est l'antithèse de ce que je recherche dans un jeu.

Pourtant, sur le papier, tout était réuni pour me plaire: mécanique de programmation et thème SF. C'est dire comme je suis tombé de très haut à l'entame de ce qui restera ma seule et unique partie d'Asteroyds.

Dès l'ouverture de la boîte, les premiers signes de désenchantement pointent: couleurs déprimantes, vaisseaux ayant l'apparence d'un jouet Kinder qu'on aurait passé au chalumeau, jetons et tableau de programmation légers, et j'en passe. Le matériel respire le cheap à un kilomètre, et pour un jeu de ce genre je trouve ça dommage.

J'aurai pu passer outre ces considérations matérielles, mais encore fallait-il qu'il y ai quelque chose de valable sous le capot.

L'une des différence majeure entre cette production Ystari et d'autres jeux similaires est la liberté totale dans ses actions de programmation, là où Space Alert et Robo Rally imposaient une contrainte selon les cartes en main. On sort donc d'un contexte d'adaptation (optimiser sa programmation en fonction de sa main) pour en faire un exercice de vitesse de calcul pur. Et c'est en partie là que le bât blesse.

Une chose en entraînant une autre, le manque total d'interaction (on se touche pas, on se tire pas dessus, les autres sont pas là) amplifie davantage cette sensation de ne faire de la programmation...que pour faire de la programmation.
Je n'ai ressenti aucun plaisir, aucun prolongement ludique à l'accomplissement de cette torture mentale.

A ce tableau peu reluisant s'ajoute une ergonomie fastidieuse: la manipulation des astéroïdes est hyper lourde et les jetons de programmation ne tiennent pas en place. De quoi plomber le rythme de la déjà chancelante dynamique de programmation dans la vacuité du vide abyssal.

On a déjà vu nettement mieux dans le genre. C'est bien simple, il n'y a rien dans la boîte d'Asteroyds qui puisse trouver grâce à mes yeux.

Sauf peut-être le chrono de cuisine. Paraît qu'il y a des piles longue durée dedans.

[i]Nb de parties:1

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