Ce jeu est sorti le 25 mars 2010, et a été ajouté en base le 25 mars 2010 par 20.100

édition 2010
Par Giancarlo Fioretti
Illustré par Antonio Dessi et Alberto Celletti
Édité par Edge Entertainment et Homo Ludens
Distribué par Millennium

Standalone
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Gestion et hasard

Ce jeu se présente comme un gros jeu de gestion avec du beau matériel et un tour de jeu assez riche et subtil où il faudra beaucoup anticiper. Les joueurs vont chacun avoir un rôle (façon puerto rico, cuba....) avec un système d'enchère par expulsion qui est intéressant.
Cependant, dans Constantinopolis c'est la loterie à tous les étages:

* d'abord, les contrats de commerce, il en existe tellement de différents que dans les deux ou trois premiers tours, c'est au petit bonheur la chance pour avoir ceux qui nous correspondent (même en retentant sa chance grâce à la fonction "échange" que permettent certains rôles).

* le marché (il détermine le nombre de ressources pouvant être achetées/vendues par chaque joueur, il détermine aussi les 4 ressources « commerçables » et il détermine les « dons » pour points de victoire): du fait de déterminer 3 variables et malgré l'information un tour à l'avance du marché, cela crée un gestion aléatoire et empêche une mise ne place de stratégie.
Le fait de ne pouvoir acheter que le bâtiment public le plus cher d'abord de chaque paire n'apporte rien si ce n'est augmenter encore l'aléatoire car on s'y intéresse dans les deux ou trois derniers tours (quand tout le monde a de l'argent a dépenser) et on ne peut pas anticiper quel pourra être notre achat de ce type de bâtiment en fonction de notre place et du droit de préemption...

Enfin, les murailles sont chères et peu utiles (sauf une ou deux qui sont pratiques), elles laissent accroire à ceux qui découvrent le jeu qu'elles sont intéressantes mais que nenni!

Bref, ce jeu a les qualités d'un gros jeu de gestion long et les défauts d'y adjoindre une part notable de hasard. Coluche parlait de l'amour hongrois ("on croit qu'on b... mais on b... pas, là c'est le management hongrois, on croit qu'on gère mais on gère pas...
La seule stratégie gagnante est l'achat de bâtiments de production et de bateaux afin d'avoir beaucoup de contrats et d'avoir de quoi les honorer en "priant" d'avoir de la chance avec lesdits contrats et le marché. Les choix sont donc très limités.

Je propose d'ailleurs une adaptation pour que ce jeu devienne ce qu'il prétend être.

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