Ce jeu est sorti le 7 sept. 2001, et a été ajouté en base le 7 sept. 2001 par Monsieur Phal

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Exigeant

30 parties environ.

Les échecs est un jeu impressionnant, d’une diversité incroyable.

Initié lorsque j’étais enfant, je me débrouillais pas trop mal, je me souviens de très belles parties contre mon frère. Puis nous avons cessé d’y jouer pendant longtemps. Bien des années plus tard, un ami, amateur de ce jeu, tente de m’y remettre. Complètement perdu par les possibilités du jeu, je n’y retrouvais pas le plaisir de quand j’étais enfant. Après quelques parties, je renonce.

Encore quelques années plus tard, je tombe dans l’univers du jeu de société, en y poussant cette même personne. Évidemment, il ressort rapidement son échiquier. Entre temps, ma vision du jeu a changé, je suis alors habitué à perdre sur les nouveaux jeux qui demandent de l’expérience. Je me mets donc à jouer dans une optique différente, en réfléchissant moins, en tentant des choses et surtout en observant.

Je deviens donc pour lui un adversaire passionnant car je lui propose de nombreuses situations inédites, et que mes coups réservent des surprises (car si vous avez bien suivi, je les réfléchis peu, préférant me fier à mon instinct). Au fil des parties (et des défaites, bien entendu), je commence à apprivoiser le jeu, à lire le damier, à me constituer une bonne défense, à préparer quelques coups fumants. Aujourd’hui, après une trentaine de parties, je n’ai gagné que deux fois, surtout suite à des erreurs grossières de mon adversaire, mais je sens que je progresse. Je joue de manière plus réfléchie, et joue des coups à des fins stratégiques et non plus uniquement tactiques.

Des lacunes, j’en ai encore des tonnes et je sais que je vais perdre encore de nombreuses parties. Mais aujourd’hui, le plaisir de jouer est à nouveau là.

Des sujets d’étonnement :
- Alors que les débuts de parties sont souvent similaires, comment se fait-il que les parties soient aussi différentes ? Comment cette diversité est-elle possible ?
- Jusqu’à très récemment, je pensais que la dernière demi-heure ne servait à rien, une fois que l’adversaire a un avantage de pièce conséquent, il ne peut plus perdre. J’ai appris que c’était faux à mes dépens : échec et mat avec la Reine et une Tour seulement, alors que j’avais plus de pièces que lui. Voilà de quoi reconsidérer cette opinion.
- Y’a du bluff dans ce jeu !!! Incroyable non ? Pourtant, si vous ne savez pas quoi faire, faites avancer une pièce potentiellement dangereuse, en la rapprochant du Roi ou de la Reine, ou en forçant un échange de pièces. Les sens en alerte, votre adversaire va faire marcher ses neurones à 100 à l’heure pour voir le plan que vous préparez. Et quelquefois, sa réponse peut vous ouvrir bien des possibilités.

Le jeu d’échec est donc un jeu difficile. Il nécessite de nombreuses parties pour être apprivoisé et je comprends qu’on n’ait pas envie de faire l’effort. Je ne l’aurais pas fait moi-même si cet ami ne m’y avait pas poussé, mais une fois passé le cap, ce jeu réserve de bonnes sensations.

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