Par Richard Borg
Illustré par Julien Delval
Édité par Days of Wonder
2 à 4
Joueurs
12 ans et +
Âge
60 min
Temps de partie
25,00 € prix de vente conseillé
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Engagez-vous, rengagez-vous, qu’y disaient, voilà les Russes à présent

8,0

Type de jeu : Où il ne faut pas trop avoir l’âme sensible

Nombre de parties jouées : 10

Avis compendieux : Assez paradoxalement, j’ai fait plus de partie de Mémoire 44 avec l’extension Front Est que de la boîte de base. Les ajouts d’icelle sont fort intéressants et complètent agréablement le jeu, sans pour autant lui faire atteindre le niveau de son frère consacré à l’antiquité (Commands & Colors). Pour le joueur russe, devoir prévoir ses coups à l’avance est une gageure intéressante et un exercice d’anticipation et d’analyse du jeu de son adversaire agréable bien que générant une tension forcément plus importante. Les règles de blitz permettent aussi de bien dynamiser le jeu. Les scénarios sont toujours aussi peu équilibrés (quoique, il m’est arrivé de perdre largement en jouant les deux côtés), mais on est plus là pour jouer que pour chercher rageusement la victoire. Les détracteurs des jeux à cartes et à dés n’y trouveront évidemment pas plus leur compte qu’au jeu de base, ces deux paramètres étant souvent prépondérant pour déterminer à qui la fortune des armes donnera la victoire.

Clarté des règles (4) : Pas grand-chose à signaler, si ce n’est que l’on peut commencer à s’y perdre entre les paysages si on a une petite tête.

Qualité du matériel (4) : Le matériel de Mémoire 44 souffre de déformations aiguës : j’ai vu une boîte du jeu de base comportant des canons qui auraient été assurément plus dangereux pour leurs servants que pour leurs ennemis, tellement ils étaient tordus. Pareil pour les chars, dont certains arboraient leurs tourelles sur le côté, comme des bérets. Une partie de ces défauts est résolu par le fameux stratagème du trempez-les dans l’huile*, trempez-les dans l’eau chaude, mais bon. Ensuite, pour les amateurs d’esthétique, mettre des terrains de paysages enneigés sur le vert du bocage normand, c’est impensable et ils vont se sentir obligés d’acquérir le plateau hiver-désert spécialement fait à leur intention. Ca fait faire des dépenses tout ceci, mais il paraît qu’il faut relancer l’économie, alors.
* Cette étape est fortement superfétatoire, voire même déconseillée.

Reflet du thème (4) : Le matériel est là pour l’immersion. Après on risquerait de retomber dans le débat du réalisme et patin couffin, des unités qui se font tirer comme des lapins sans riposter etc etc, mais la chose a été largement et souvent fort agréablement discutée dans le forum et je crois avoir écrit quelque chose là-dessus dans mon avis sur Battle Cry et comme là, j’ai faim, je vais hâter la fin de la rédaction de cet avis. D’ailleurs mes parties de ce jeu commencent à remonter, j’aurai dû rédiger tout ceci lorsque c’était encore frais il est frais mon poisson, il est frais, non, ce n’est pas vrai je ne vends pas de poisson, mais si j’en vendais, il serait bien frais, forcément, allons donc, qu’allez vous penser là.

Avis comportant ratiocinations et autres superfétations :
J’ai faim, vous dis-je, et quand j’ai faim, je ne peux pas penser à autre chose.
Ah, si : la guerre c’est pas beau, vraiment pas beau et chaque fois que je joue à ce genre de jeu, je pense aux gens qui ont connu le feu et me demande ce que j’y aurai fait (des bêtises sans doute). Comme quoi, ce jeu peut bien avoir une certaine vertu de mémoire.

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