Ce jeu est sorti le 18 mai 2010, et a été ajouté en base le 7 avr. 2010 par 20.100

édition 2010
Par Antoine Bauza
Illustré par Françoise Sengissen
Édité par Les XII Singes

Standalone 8 éditions

En VF : Fleurs d’artifice

De petites notes dans la règle nous l’expliquent : hanabi veut dire feu d’artifice, littéralement : fleurs (hana) de feu (bi), et l’ikebana est l’art de la composition florale, bana étant une autre façon de lire le kanji (l’idéogramme) hana. Deux choses indissociables de la culture japonaise, pour deux jeux... français.
D’ailleurs si vous voulez lire le titre entièrement en japonais, il vous faudra dire “hanabi to ikebana” (to se prononçant “tau”, et non pas “tou” comme en anglais).

Deux jeux donc, puisque vous aurez deux règles utilisant le même matériel qui vous est proposé : un paquet de cartes et quelques pions.

IKEBANA : 3/5
Le jeu de la composition florale est donc un jeu de combinaison de cartes où chaque joueur essaie de faire le plus beau bouquet.
Ce jeu recèle quelques concepts intéressants comme l’utilisation des points précédemment gagnés pour refuser les cartes qui ne nous intéressent pas, ou pour acheter les cartes refusées par les autres joueurs. Le principe de distribution de ces points aux adversaires est assez vicieux pour sortir ce titre de la quantité de petits jeux de cartes sympathiques mais sans plus qui après quelques parties finissent vite par échouer au fond d’un tiroir.
La part de chance reste cependant assez importante, et malgré la présence de 4 manches, un joueur qui réussit un très beau coup peut ensuite assez facilement rester hors d’atteinte.

HANABI : 5/5
Le jeu du feu d’artifice est un jeu coopératif, un jeu de déduction où les joueurs vont s’efforcer de constituer ensemble des suites de cartes triées par couleur.
C’est là que réside la véritable surprise de ce produit : un jeu coopératif qui marche à 100%, s’explique en deux minutes, et s’avère extrêmement astucieux. Il faut être malin, et il faut compter sur les autres pour être aussi malins que nous. L’idée de base est de maximiser chaque information... et son absence. Par exemple si j’ai une information partielle sur une de mes cartes et qu’après un tour de table complet personne n’ait jugé utile de me préciser davantage, c’est que ça n’a peut-être pas grand intérêt dans l’immédiat. Le fait de ne pas avoir reçu d’information est ainsi une information en soi...

Total : 4/5
Hanabi to ikebana est donc un très bon produit qui s’emportera facilement à peu près n’importe où. Les cartes sont un petit peu fines à mon goût, mais les illustrations stylisées sont bien dans le ton. Les jetons en plastique sont moches mais remplissent leur office. La durée d’une partie est de l’ordre de 30 minutes pour chacune des deux versions, ce qui est parfaitement passe-partout.
Deux jeux malins, qui tiennent dans la poche, et qui sont parfaitement tout public : encore !

Personnellement, je comprend que l’éditeur ait choisi de sortir le jeu sous ce format : le choix d’un matériel de qualité convenable, mais pas exceptionnelle, pour un coût très abordable. Mais je ne peux m’empêcher de penser à l’objet que représenterait un joli coffret en bois format boîtier de cartes de bridge, sobrement décoré de fleurs de cerisier gravées (un autre symbole fort du Japon) et qui contiendrait des cartes de qualité supérieure ainsi que des jetons un peu moins basiques. Une version Deluxe qui pourrait sans difficulté être un joli cadeau à offrir à de nombreuses personnes habituellement hors cible de nos jeux de société dits “modernes”, mais amatrices de jeux de cartes traditionnels...

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