Ce jeu est sorti le 26 oct. 2005, et a été ajouté en base le 17 mai 2005 par Grunt

édition 2005
Par William Attia
Illustré par Arnaud Demaegd
Édité par Ystari Games
Distribué par Rio Grande Games, Millennium et Hutter Trade

Standalone 1 extension 4 éditions

En attendant les sans-culottes

S'il est un qualificatif qui ne convient pas à Caylus c'est celui de révolutionnaire. Le jeu, en effet, me semble en parfaite adéquation avec le thème qui l'illustre : le moyen-âge et son ordre ancien. Par sa richesse, l'érudition de ses mécanismes il me fait l'effet d'un vieux manuscrit où un moine copiste aurait déposé et compilé le savoir de son temps. Caylus, en quelque sorte, est une synthèse de ce qui se fait de mieux dans les limites du monde ludique connu. A l'allemande. Car la vielle europe, au temps de Philippe le Bel, n'avait pas encore découvert l'Amérique. En jouant à Caylus il vous vient des réminiscences. De Puerto pour les bâtiments, de Keythedral pour la collecte des cubes. Dans mon cas, ce serait Morgenland aussi bizarre que cela puisse paraître. Sans doute, le plateau de jeu avec sa perspective et la manière de "dérouler" les actions case après case. Mais ce qui me laisse baba dans ce jeu, plus que toutes ces citations, c'est l'architecture de l'ensemble, comment l'auteur a su agencer tout ces ingrédients sans que cela ne devienne un simple habit d'arlequin. Dans les cosmogonies du moyen-âge, on parlait d'harmonie, aujourd'hui on dirait simplement que le tout est parfaitement huilé.
L'auteur a certainement voulu nous pondre là le jeu ultime si j'en juge par la profusion des mécanismes et leur côté savant. Au point de froler le trop plein avec cette porte notamment, excellente dans son principe, mais inopérante dans le jeu. Après cela, je suis tout de même curieux de savoir comment l'auteur saura se renouveler.
Je préfère, en général des créations plus épurées mais j'avoue que là je suis bluffé.
Finissons par deux critiques. Le regret que l'on n'ait pas intégré des conditions de fin de partie les rendant plus courtes. Enfin, plus prévisible. Les pièces. Elles dépareillent vraiment le jeu ; aussi a-t-on décidé de notre côté de n'y jouer qu'avec celle de la Crique des pirates. Beaucoup plus classe.

Edit. Je mets en sourdine deux de mes critiques.
La porte, hermétique, en phase découverte, s'entrouvre petit à petit pour révéler tous ses secrets.
Les pièces, enfin, ont été remplacées par de très belles, dignes de DOW.
J'ai pensé refourguer les premières à Bernadette, hélas! elle ne prend point les grises!

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