Du « déjà vu » déguisé, qui fait mal au porte-monnaie

1,0
Bien qu’à l’apparence originale, la mécanique de Gloom est extrêmement classique : vous prenez le jeu lambda où il faut amasser le plus de point possible pour gagner, vous échanger le (+) et le (-) et « GLOOM ! » : vous avez un nouveau mode de jeu.
Le reste du jeu est une bataille de méninge plutôt simpliste où il suffit généralement de foncer tête baissée vers la fin pour gagner.

L’intérêt du jeu se trouve finalement dans sa mise en place et ses règles, plutôt faciles à appréhender, qui vous permettront de jouer facilement avec des débutants ou des amis qui n’aiment pas les prises de tête. Cela dit, la partie scénario du jeu rebutera les néophytes ou les grands timides, qui n’auront pas forcément envie de se prêter au jeu.
Les textes d’ambiance sont plutôt farfelus, mais à la différence d’un « OSDT », les histoires tombent vite à plat.
Côté habillage, le jeu est à revoir : les illustrations sont plutôt plaisantes, mais trop peu nombreuses et le choix du plastique pour les cartes, bien qu’intéressant, aurait été plus judicieux si la production avait choisi un matériau de meilleure qualité (si vous aimez les jeux solides et que vous ne supportez pas les cartes cornées, oubliez tout de suite : elles finiront toutes pliées en deux et la boîte tombera en lambeaux après une dizaine de parties).

Les joueurs trouveront finalement leur compte dans la rejouabilité du jeu, mais c’est la moindre des choses pour un jeu à 25€, dont le prix de production s’élève à 25 centimes. Encore faut-il avoir envie de faire une seconde partie...

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