ARGH

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Par Romaric Galonnier
Illustré par Anne Heidsieck
Édité par Blue Cocker
2 à 4
Joueurs
8 ans et +
Âge
15 min
Temps de partie
13,00 € prix de vente conseillé
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"Dis Cortex, tu veux faire quoi cette nuit ?" "La même chose que chaque nuit, Minus, tenter de conquérir le MONDE !"

sur ARGH
8,5
Boite achetée il y a une semaine lors du FIJ et déjà une trentaine de parties au compteur… rare sont les jeux à être sortis autant de fois en si peu de temps. Coup de cœur de certains de mes joueurs, très accessible et rapide voilà ce qui en a déjà fait un succès.

Les +

- Le thème. Les animaux ont trop longtemps soufferts de la maltraitance des humains, ils ont décidé de se venger ! On pourra avoir plusieurs niveau de lecture… les enfants (et nostalgiques) y verront une référence à Minus et Cortex et cartoons du genre. Les plus empathiques/vegans/etc prendront le thème d’une façon plus sérieuse et seront ravis de constater que l’éditeur tente de sensibiliser à la question de l’expérimentation animale. J’aime l’idée d’un thème qui puisse à la fois être amusant et sérieux.

- Les illustrations. Il s’agit du second jeu illustré par Anne Heidsieck, dans un style bien différent de sa première production (Meeple War) et sa patte me sied parfaitement… je dirais même que je la trouve plus plaisante que celle de certains illustrateurs que l’on voit désormais presque tout le temps. Une artiste à suivre de près selon moi. On pourra regretter l’aspect cartoon… ou pas, car il sert parfaitement le thème !

- La boite. Chaque coté de la boite contient des informations différentes, une présentation de l’auteur, un rébus associé à l’illustratrice, une note concernant l’expérimentation sur les animaux et le logo de l’éditeur (ainsi qu’un qr code qui doit mener à son site). En soit c’est totalement inutile et loin d’être exceptionnel, mais c’est toujours appréciable de voir que chaque acteur du jeu est mis à l’honneur quelque part, tout comme l’origine du thème. Bon puis allez, un bon point en plus pour le rébus… ça fait un mini jeu avant de lancer les vraies hostilités.

- Les cartes. Les cartes sont au format dixit, c’est inutile mais ça permet d’admirer le talent de l’illustratrice… les petits détails, d’autant plus que toutes les cartes sont différentes !

- Simple. La mécanique est très abordable : on pioche une carte que l’on garde face cachée (elle pourra alors être volée) ou on la propose à un autre joueur (si il la refuse on la garde face visible, si il l’accepte il se la garde face visible). Les cartes ont des effets divers (positifs –gain de points- ou néfastes –élimination, etc-) très bien résumés grâce à une iconographie et aides de jeu très claires.

- Bluff & déduction. Le jeu repose sur du bluff (tenter de faire croire que l’on propose quelque chose de mauvais/bon pour le garder ou non, etc) mais aussi sur de la déduction… Par exemple si un joueur a déjà un espion (qui, en nombre impaire, est éliminatoire en fin de partie) la carte face cachée qu’il a gardée ne serait-elle pas un autre espion ? A moins qu’il ne tente un coup de bluff et qu’il s’agisse d’une deuxième bombe qu’il ne veut pas montrer ?

- Deux façons de gagner. Vous pouvez gagner si vous avez deux bombes (sur trois) ou aux points si personne n’a deux bombes.

- Répartition des cartes. Les cartes sont réparties dans trois paquets distincts, chaque paquet contient une bombe… et les autres cartes sont réparties de façon plutôt thématique (le paquet représentant la maison sera par exemple plus dangereux, il y a plus d’humains et d’espions dedans).

- Trois cartes enlevées. En début de partie il faut supprimer une carte par paquet et on ignore desquelles il s’agit jusqu’à la fin (sauf grâce au pouvoir d’une carte goodie), ce qui va rendre toutes les parties plus ou moins différentes (il n’y aura par exemple pas assez de bombes) et offrir une certaine part de rejouabilité.

Les –

- La boite. Parce qu’il faut bien trouver à redire quelque part… la boite est un peu grande (même si elle est toute petite), le jeu ne consiste qu’en 24 cartes et deux aides de jeux, il y aurait la profondeur pour mettre le triple de cartes. Bon, l’avantage c’est que ça me permet d’également stocker ma version miniature du jeu quand je ne la prend pas avec moi (ce qui est assez rare… c’est juste tellement parfait pour initier des néophytes).

- Les cartes goodies. Allez, juste pour un peu remplir les points négatifs; on peut regretter que les cartes goodies ne soient que des goodies justement... elles ont des capacités plutôt sympa. Bref ce n'est pas un vrai point noir mais si vous en avez l'opportunité tentez donc de les obtenir également.

Conclusion

ARGH est un jeu très abordable, les mécaniques sont plutôt basiques et à la base j’étais un peu dubitatif ; je ne doutais pas que le jeu ferais le job mais je n’avais pas le coup de cœur, je m'y suis interessé pour les illustrations et le thème (et pourtant je suis un barbu aux cheveux longs qui mange de la bidoche avec joie, les trucs kawaii ça me parle pas vraiment)… et au final je ne regrette pas ! Je ne suis pas fan de jeux d'ambiance (même si une fois de temps en temps pourquoi pas) mais c'est encore une belle réalisation de Romaric Galonnier, un auteur également à suivre de près...
Il ne deviendra pas mon jeu favori mais pour sa simplicité (et la relative profondeur qu’il propose tout de même au final) et sa rapidité je ne doute pas qu’il soit un des jeux phares de ma ludothèque pendant un moment.

Note (basée sur le système bgg) : 8 (très bon jeu, j’aime y jouer. J’en proposerais volontiers une partie et n’en refuserais jamais une.)
Je ne commente et note que les jeux auxquels j’ai joué 10 fois minimum

Commentaires

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