Ce jeu est sorti le 27 mars 2009, et a été ajouté en base le 16 oct. 2008 par 20.100

édition 2009
Par Bruno Cathala et Ludovic Maublanc
Illustré par Piérô La lune
Édité par Matagot
Distribué par Pegasus Spiele et Surfin' Meeple

Standalone 6 extensions
35,00 €
Prix conseillé
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Cinq dés à abattre

Dice Town est un jeu pour lequel je partais avec un bon a priori. Il faut dire que je venais de découvrir Roll Through the Ages, qui s'appuie aussi sur un système assez proche de Yams dépoussiéré, et qui m'avait bien plu. Ajoutez à cela un univers thématique accrocheur, des illustrations tip top, des premiers retours de joueurs qui tirent en bique, il y avait de quoi donner envie.

Et pourtant, au final, je n'ai vraiment pas accroché, même après une deuxième partie juste pour être sûr. D'une part, j'ai été gêné par le chaos ambiant que ne renierait pas Faidutti ; notamment une interaction presque forcée, à cause de laquelle rien n'est jamais acquis ou presque: propriétés qui passent d'une main à l'autre, dollars et pépites qu'on se pique et repique, manigances partiales du shérif, cartes bonus qui participent au tohu-bohu ambiant pour peu qu'on parvienne à ne pas se les faire chiper par le voisin. D'autre part, j’ai été déçu par l’équilibre global du jeu, certainement en raison du fait que les règles ne s'adaptent pas aux différentes configurations. Ainsi, il m’a semblé qu’à cinq joueurs, une visite chez Doc Badluck, pourtant censée être une compensation, était toujours la meilleure option (4 pépites ou 8 dollars gagnés en accroissant le différentiel avec les autres joueurs, difficile de faire mieux !) ; du coup on a tendance à éviter à tout prix de faire les meilleures combinaisons, ce qui me semble contraire à l’esprit du jeu. Les dames, quant à elles, se limitent vite à s’échanger sans fin la carte Jolly Jumper, qui focalise toute les convoitises, éclipsant à elle seule les autre enjeux de la partie (d’autant que les dos des cartes general stores et des terrains ne sont pas différenciés). La hiérarchie des combinaisons du poker n’est en outre pas respectée : la suite, par exemple, se révèle être une combinaison très faible, bien inférieure au brelan ou même à la double paire.

Au final, Dice Town m’a semblé être un jeu difficilement contrôlable, plutôt long et répétitif, et avec lequel je n’ai pas pris de plaisir ; peut-être devrais-je essayer une configuration à moins de joueurs, mais j’avoue que l’envie m’en manque. Reste que le jeu propose quelques bonnes idées, une thématique réussie, et que la qualité du matériel est irréprochable.

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