L’Année du Dragon
Par Stefan Feld
Illustré par Harald Lieske et Michael Menzel
Édité par Alea et Filosofia
2 à 5 joueurs
Nombre de joueurs
12 ans et +
Âge
70 min
Temps de partie
38,00 € prix de vente conseillé
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Chacun sa m....., chacun sa province

8,0

Plusieurs parties de deux à quatre joueurs

Ce que j’aime
Faire face à des évènements communs : A la Notre Dame, on gère notre chez soi en affrontant des évènements qui affecteront tous les joueurs. Je trouve qu’on ne joue pas directement contre les autres. Ca change. Je préfère l’Année du dragon car je les évènements sont plus variés, même si à Notre dame, les personnages que l’on peut corrompre change à chaque fin de tour. Un autre élément que j’aime bien est le fait que l’ordre des douze évènements est révélé dès le début du jeu.
Renouvellement des parties : Etant donné que les douze évènements sont montrés à l’avance et dans un ordre prédéfini, cela demande à chaque fois de redéfinir sa stratégie, en l’affinant après le choix du premier couple de personnage.
Double piste (score + initiative) : J’aime beaucoup cette double piste de score. Le fait de pouvoir évaluer les écarts pour l’initiative entre les joueurs rajoute de la tension au jeu, étant donné qu’en effectuant un choix pour récupérer l’initiative, ce n’est pas aussi évident s’il est très en retard sur cette piste de score. Cela amène un deuxième élément (en plus de la piste du score).
Frustration : Le sentiment de frustration est fort dans ce jeu, et c’est un point que j’apprécie. Il faut rapidement comprendre qu’on ne pourra pas sauver tous ses villageois et qu’il faut optimiser ses pertes. On ne peut que très rarement faire tout ce que l’on souhaite dans une partie
Durée des parties : Malgré quelques temps de réflexion, le jeu tourne vite et bien. Le ratio creuse-méninge/temps de jeu est je trouve exellent.

Ce que j’aime moins
L’obligation d’un bon départ : Le gros défaut du jeu est l’OBLIGATION de prendre un bon départ. En effet, si dès les premiers tours on arrive pas à faire ce que l’on souhaite, durant le reste du jeu on va se battre pour pas sombrer, ce qui arrivera quand même. Personnellement, même après quelques parties (donc avec un peu d’expérience), je n’arrive pas à remonter lorsque je prends dès le début un mauvais départ. Etant un joueur invétéré, je me force à rester dans le jeu, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Des personnes ne veulent plus jouer à ce jeu car leur première partie furent difficile, car elles ne faisaient que SUBIR LE JEU au lieu de pouvoir anticiper pour marquer des points.
Le gros privilège : Lors des parties où j’initie des joueurs, je commence toujours par conseiller de prendre rapidement un gros privilège. Je trouve que ce mouvement n’est pas déterminant, mais il est très fort, et seulement contrable si on connaît le jeu. Cependant, même en connaissant le jeu, on ne peut pas tout le temps rattraper les points accumulés par le joueurs qui l’a pris.


Très bon jeu, tendu, assez rapide, demandant de la réflexion. Je ne ressens pas le côté plaqué du thème comme peuvent le ressentir certain, mais je ne suis pas non plus à fond dedans. Excellent compromis entre un gros jeu (qui dure souvent 2h) et le petit jeu qui demande un peu à réfléchir.

Commentaires

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