Ce jeu est sorti le 17 juin 2011, et a été ajouté en base le 27 déc. 2010 par Monsieur Phal

édition 2011
Par Robert Haines, Don Greenwood et Richard Berthold
Illustré par Kurt Miller, Mark Poole et Patrick Turner
Édité par Edge Entertainment
Distribué par Millennium

Standalone 4 éditions
Frais de port ajustés en fonction du montant total et/ou de votre abonnement.

Carthago delenda est !

"Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus digne d'envie [...]" Si Madame de Sévigné annonçait en ces termes à sa fille le mariage prochain de la Grande Mademoiselle avec Monsieur de Lauzun, c'est à peu de chose l'effet que produisit sur moins l'annonce de la réédition de ce jeu pour lesquels les qualificatifs manquent.
Détenteur de la première édition, je fis l'acquisition de ce jeu sur le marché de l'occasion. Cette antiquité (sic) est mon tout premier jeu d'adulte. Une entrée en matière pour le moins ardue.
A première vue le livre de règle laisse béant (à seconde vue aussi, d'ailleurs). On ne comprend pas grand chose et l'on se demande bien comment le jeu se pratique, rien moins que ça. Mais une mise en situation permet de se familiariser avec le monstre. Il est certain que la réédition aurait bénéficié avec profit d'une réécriture profonde et d'une restructuration des règles. Ce jeu n'est pas accessible, c'est certain et il vaut mieux le savoir.
Mais ce jeu est juste une merveille. A tout niveau. La matériel est juste somptueux. Même si je préférais les silhouettes des sénateurs de la première édition, Amateur de simulation historique poussée, approfondie, détaillée, pointilleuse, vous serez ici plus que généreusement servis. Il est certain qu'une appétence autant que des connaissances pour la période historique sont des plus indéniable pour apprécier toute la subtile saveur de ce jeu. Il est certain aussi qu'il vaut mieux avoir du temps et des joueurs motivés à disposition, ce qui, j'en conviens, est un luxe.
En fait ce jeu, qui en est un très grand, n'en est presque pas un, tant il ressemble au fruit poussé de l'imaginaire fécond d'une bande de doctorants en mal de représentation ludique de leur sujet d'étude. Une simulation vous dis-je !
Dans ce jeu tout est possible ou presque. On incarne des sénateurs, une faction de sénateurs. On joue pour développer le pouvoir de sa faction politique et assurer sa domination sur le Sénat. Mais c'est là une des voies d'ascension possible. Et les moyens pour l'emprunter sont multiples et ardues. Il vous faudra négocier, menacer, créer des alliances, tenter de jouer un rôle politique, religieux, militaire en occupant les magistratures publiques. Bref, il vous faudra tenter de vous faire un nom dans la vie politique très dangereuse de la République romaine. Et si votre voie légale vers l'ascension et la gloire s'avère bloquée par un adversaire trop puissant, pourquoi ne pas choisir le chemin de la rébellion et tenter de renverser la République pour asseoir un pouvoir tout personnel? Attention cependant à ce que vos rêves de pouvoir et les querelles qui en découleront avec des adversaires tout aussi avides de gloire que vous ne vous détournent pas trop de l'intérêt commun, celui de la République et de son peuple que vous êtes sensé représenter (SPQR). Les ennemis, les dangers qui menacent la Républiques sont nombreux et à trop jouer avec le feu le risque est alors grand de voir celle-ci s'effondrer, provoquant de fait la défaite de tous les joueurs !
Si vous avez toujours rêvé de suivre le cursus honorum, de vêtir la toge d'un sénateur, d'incarner Cicero ou Caesar, de combattre des hordes de gaulois ou d'Ibères, alors n'hésitez plus à servir la République en écrasant ses ennemis : Cartago delenda est !

A noter : je n'évalue que les jeux que je possède.

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