Les Châteaux de Bourgogne

de Stefan Feld
Les Châteaux de Bourgogne
9.01 
216 avis

Description du jeu :

Le jeu est divisé en 5 manches de chacune 5 tours. La victoire allant au plus méritant mesuré avec des points de prestige. Plateau individuel - Le domaine :Chaque joueur (2-4) disposera d'un plateau i... En savoir plus

Prix de vente conseillé : 36,00 €

Bourguignon et mignon à la fois

Ça raconte quoi ?

Tu es un prince du XVème siècle en Bourgogne. Tu as soif de thunes, tu développes ton domaine.

Ça marche comment ?

On commence avec un seul petit château dans notre domaine (plateau personnel) tandis que des constructions (tuiles hexagonales) sont disponibles (sur un plateau central). L’essentiel du jeu consiste à prendre et placer ces tuiles, et ce, à 25 reprises. À la fin, on a un domaine presque rempli, qui nous aura fait gagné plein de points de victoire (ou pas) et donc la partie (ou pas).

Deux mécaniques pour prendre les tuiles : hasard corrigé ou achat.

À chaque tour de jeu, on lance deux dés. Ils nous autorisent à prendre une construction de notre choix dans la case correspondante à la valeur du dé sur le plateau central, et à placer la tuile ainsi obtenue dans la réserve. La valeur du dé peut être modifiée de +1/-1 en faisant travailler un ou plusieurs ouvriers (des jetons) que l’on aura acquis soit en sacrifiant un dé (donc une action), soit en construisant une pension de famille.

Sinon, on peut dépenser deux ressources pour prendre l’une des constructions présente au milieu du plateau central, dans la seule zone non associée à un dé. Les mines construites rapportent une ressource à la fin de chaque phase de jeu (5 tours), et les banques rapportent deux ressources lors de leur construction.

Dans les deux cas, les tuiles obtenues vont dans la réserve sur le plateau personnel, qui est limitée à trois cases. Il faudra donc s’activer de placer ses bâtiments avant de se retrouver bloqué (dédicace aux boulets, 1)… Comment que donc ?

Bah avec les dés non utilisés pour prendre des constructions. Car les petits emplacements hexagonaux du plateau personnel sont eux aussi numérotés de 1 à 6 (oh surprise !). Il suffit de respecter 4 règles.

    placer la construction sur une case adjacente à une construction déjà réalisée (dédicace aux boulets, 2 ; globalement si le jeu vous paraît facile, c’est que vous oubliez l’une des règles !),

    la valeur de l’emplacement correspond à la valeur du dé éventuellement corrigée par des ouvriers,

    la couleur de l’emplacement correspond au type de construction,

    si c’est un bâtiment urbain, il ne peut y en avoir deux identiques dans une même ville.

Il y a donc plusieurs types (couleurs) car notre domaine se doit d’être un subtil équilibre de villes, de châteaux, de pâturages, de ports, de mines et de euh de euh de connaissances (bon la thématique a ses limites hein). Chaque construction aura des effets lors de la construction, qui dépendent donc de son type : gagner une action supplémentaire, commercer ou scorer. Les tuiles connaissances permettent soit d’améliorer certaines actions, soit de scorer en fin de parties.

En plus des bâtiments qui rapportent des points soit immédiatement, soit en fin de partie, une dimension de course est introduite par les points attribués au premier et au second joueur qui remplit toutes les cases d’une même couleur, ainsi que par le nombre de points, décroissant à chaque phase, que rapporte l’achèvement d’un ensemble de cases adjacentes de même couleur.

Ça vaut quoi ?

Le gros point faible de ce jeu est le choix des couleurs pour les différents types de construction. Il faudra s’entraîner longuement pour bien distinguer le jaune, le vert clair, et le vert foncé d’un côté, le beige-clair-grisâtre et le gris-clair blanchâtre-mais-un-peu-beige-sous-certaines-lumières de l’autre.

À part ça, c’est un excellent jeu, un peu comme si Colons de Catane était devenu… bah un vrai jeu en fait ! Malgré les imperfections sans doute inévitables dans le traitement de la thématique, et une interaction purement négative (interaction limitée à « tiens, connard, tu as l’air de vouloir prendre cette tuile, je saurai jamais quoi en faire mais hop je la prends » et à « bah puisque c’est comme ça, enculé, je vais construire un port pour passer premier joueur »), le jeu tourne très bien et on finit par se plonger à fond dans la construction de son joli petit domaine !

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