Ce jeu est sorti le 30 sept. 2005, et a été ajouté en base le 30 sept. 2005 par 20.100

édition 2005
Par Walther Mac Gerdts
Illustré par Steffi Krage et Mac Gerdts
Édité par Eggertspiele
Distribué par Oya

Standalone 2 éditions
49,00 €
Prix conseillé
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Accessible, Ample et Agréable.

J'ai beaucoup aimé la partie d'Antike que nous avons fait à cinq l'autre jour. C'était d'ailleurs bien inspiré de pouvoir le faire la même semaine que Imperial, même si, en toute logique, on aurait du les faire dans un ordre différent car, à mon sens, le second marque une progression par rapport au premier.

J'ai retrouvé avec plaisir la patte de Marc Gerdts:

- Le système de la roue que je trouve génial dans le rythme qu'il imprime et dans l'anticipation qu'il suppose. Que ce soit ses propres actions ou celle des adversaires.

- Des règles simples qui produisent un jeu ample et complexe.

- Un rythme singulier avec une montée en tension progessive (je me disais d'ailleurs que le "rush" de fin de partie, qui est sensiblement le même qu' à Imperial, loin d'être un défaut est une composante du jeu s'il est connu de tous. Il n'y a qu à voir comment, le connaissant, certains ont pu en jouer.)

- Le fait que chaque action est décisive et qu'il faut vraiment mûrir et économiser ses coups. J'avais vraiment l'impression que la fin de partie s'est jouée à un poil près.

- L'immersion dans le thème, la forte interactivité, la part diplomatique, le fait que le jeu est relativement atypique, le fait d'avoir l'impression de jouer tout le temps et qu'un jeu finalement long passe tout seul.

- J'ai beaucoup aimé l'axe de développement (roue, voile, monarchie, etc) et l'idée des cartes.

A cela il faut ajouter que l'on a jamais l'impression d'être "out". Avec mes celtes, même si je faisais petit village gaulois, je ne me sentais pas en danger.

Par rapport à Imperial on est plus en terrain connu, ce qui le rend clairement plus accessible: on joue un peuple, on se développe, on collecte des cubes... pardon des jetons qu'on transforme en autre chose, les PV sont visibles.

Le matériel est correct et ne distrait pas trop le spectateur.

Après cette première partie, j'aurais deux questions qui me venaient et qui m'interrogent sur l'intérêt à long terme de ce jeu:

- Effectivement, comme annoncé, la guerre coûte cher et même si une condition de victoire se joue sur la destruction (contre 5 ou 6 autres pour le développement) si on axe là dessus en début de partie, cela risque fort d'être une victoire à la Pyrus. Dans notre partie, sans doute parce que nous étions cinq pacifiques, sans doute car nous avions été prévenus au départ du coût de la guerre, les conflits furent rares. Et effectivement il faut bien les organiser. Il en ressortait une carte assez statique une fois les positions prises. Je me demandais si cela était une spécificité de notre partie ou si Antike est toujours comme ça. Par exemple, est-ce que délaisser un temps l'expansion de son territoire et les axes de développements autres que ceux permettant de se déplacer plus vite et axer sur le fer/recrutement pour un dernier tour visant à détruire deux ou trois temples est valable ? Ce manque de violence me faisait bizarre.

- Cela m'amène à ma deuxième question: je me demandais s' il y avait à Antike des axes stratégiques véritablement différents ou est-ce que celui où on collecte un peu de tout et ou on fait un peu de tout prime . Est-ce que c'est viable, comme j'ai essayé de la faire, de tout miser sur un axe or / développements de manière à prendre 3 ou 4 cartes dans ce domaine ou, comme je le disais plus haut de miser sur la guerre ou les temples ? Je ne sais pas. J'aurais envie d'essayer.

- Enfin, est-ce que l'axe or/développement, couteux en action est véritablement rentable ou est-ce qu'il vaut mieux laisser les autres y aller ?

Pas mal de questions qui appellent d'autres parties. Le signe d'un grand jeu.

Pour finir, même si Antike est une vrai découverte et est pour l'instant dans le peloton de tête des jeux auxquels j'aimerai rejouer, j'avoue pour l'instant une certaine préférence pour Imperial qui, à mon sens, pousse plus loin les idées d'Antike:

- le fait qu'il soit ancré dans une période de l'histoire plus contemporaine et le réalisme du thème me plaît plus.

- le coté atypique du fait du découplage pays/joueur et que ce qui semble être un jeu de civilisation est en fait un jeu d'investissement et de spéculation.

- le fait que les intérêts de chacun sont plus croisés et masqués.

- la violence omniprésente (par le conflit et les mouvements monétaires) qui font que le jeu est sans cesse mouvant.

Mais, ces réserves étant faites, Antike reste très au dessus du lot commun.

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