Ce jeu est sorti le 21 juin 2013, et a été ajouté en base le 22 juil. 2013 par Docteur Mops

édition 2013
Par Michael Menzel
Illustré par Michael Menzel
Édité par Kosmos et IELLO
Distribué par IELLO

Standalone 6 extensions 4 éditions

Une aventure addictive

Pour apprécier ce jeu, il faut adhérer aux jeux collaboratif, à l'univers médiéval-fantastique et aux jeux demandant de l'optimisation. Si on aime tout ça, on ne peut qu'adorer Andor.

Comme tout jeu collaboratif, pour que l'expérience soit la plus optimale, il ne faut pas qu'une personne connaissant trop le jeu soit trop dirigiste. Quelques petits conseils par-ci par-là, mais il faut laisser découvrir les légendes aux joueurs et parfois même les laisser faire des erreurs.

A la différence de bon nombre de jeux collaboratifs, le vrai plus d'Andor c'est que la rejouabilité tient surtout à la multiplicité des légendes (6 dans le jeu de base), plus qu'a un simple niveau de difficulté qui s'élève (rajout de cartes ou temps plus limité pour venir à bout du jeu). Certes les deux premières légendes ne sont pas à refaire énormément de fois, mais elles ont l'avantage d'introduire par étape les mécanismes du jeu, c'est qui un vrai plus. Et soit dit en passant, pour des débutants, il faudra quelques nombreuses tentatives et erreurs avant de venir à bout de ces deux légendes introductives. La légende 3 permet une certaine rejouabilité grâce aux cartes destins, Varkur et tuiles monstres, qui renouvellent le challenge. Le temps de faire cette légende en venant à bout de toutes les configurations possibles, il y a de quoi faire. Je ne parlerais pas des trois dernières légendes, parce que je n'ai pu qu’effleurer la légende 4, avec deux défaites à 2 et 3 joueurs et que les autres légendes me sont encore inconnues après une quinzaine de parties. Clairement la crainte d'un manque de rejouabilité sur les légendes me semble fausse.

L'autre point fort d'Andor c'est l'univers totalement immersif du jeu. L'idée des légendes, racontées par étapes, sans trop de lourdeur aide vraiment à faire monter la pression dans le groupe. Le matériel est somptueux, avec un très beau plateau (avec deux faces), plusieurs ennemis que l'ont craint, des objets à foison, qui ont un côté abîmés quand on les utilise ! Les différents personnages qui ont leur version féminines et masculines ont beaucoup plus à mes différents groupes de joueurs. Mis à part le nain qui a un pouvoir assez conditionnel, les héros sont tous intéressant à jouer, et la possibilité de monter leurs statistiques amène pas mal de choix et de discussions autour de la table.

Ce que j'ai aussi aimé, c'est la gestion des déplacements et des heures, pour optimiser nos actions et nos coups avant la fin de la journée et la gestion tendue du pion narrateur qui irrémédiablement avance. Certes, le jeu nous oblige à passer par des étapes quasi nécessaire (combattre des gros monstres à plusieurs assez vite, acheter certains objets indispensables et souvent dans le même ordre, donner des pièces à certains personnages, répartir les objets souvent de la même manière et faire le ménage rapidement autour du château avant de pouvoir partir ailleurs), mais on aime à découvrir ces petites astuces, et suivant la légende, le nombre de joueurs, il faudra être subtiles dans ces fameuses décisions capitales. Mais soyons honnête, j'aime aussi refaire plusieurs fois les parties pour trouver les bonnes solutions. J'imagine que certains trouveront le jeu un peu trop dirigiste, alors que moi j'aime à croire que c'est simplement de l'optimisation.

En gros, Andor, c'est une vraie claque, pour moi et mon entourage. On a souvent envie d'en refaire une, ce qui est quand même un beau signe. On sait que les extensions seront à un moment nécessaires, mais on a déjà hâte. Et même si on a hâte, on sait qu'on a encore plusieurs 20aines de parties avant d'en venir à cet achat.
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