Ce jeu est sorti le 17 nov. 2014, et a été ajouté en base le 17 juil. 2014 par Filosofia

édition 2014
Par Isaac Vega et John Gillmore
Illustré par Fernanda Suarez
Édité par Filosofia
Distribué par Asmodee

Standalone 1 extension 3 éditions
55,00 €
Prix conseillé
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A la croisée des paranoïaques !

Mouais... encore un jeu de zombies !!!!

Mon tout premier réflexe en découvrant ce jeu. L'arrivée massive de jeux de zombies commençait à me lasser quelque peu, je dois avouer. Du coup, je n'avais guère prêté d'attention à ce que je prenais pour un n-ème opus du "tous ensemble pour massacrer du zombie à grands coups de shotgun ou de pelles à tarte". Jusqu'à ce qu'un ami qui y avait joué m'en vante les mérites... et qu'un super père noël du webludique ne m'envoie la boîte par cadeau postal.

Bon bah maintenant, il faut y jouer.

Pour se lancer, il faut l'avouer, Dead of Winter offre un format plutôt accessible. Des règles simples, un mécanisme facile à prendre en main : on incarne x personnages, appelés survivants, ayant deux caractéristiques : combat et fouille (plus une 3ème, l'influence, qui ne sert pas à grand chose en général... sauf à décider de morts mais c'est anecdotique), et une capacité spéciale. On lance x dés +1, chaque dé représentant une action réalisable. Ainsi, si notre jet de dé est 4 ; 3; 1 et que notre personnage a pour caractéristique 4 en combat et 2 en fouille, il sera possible d'utiliser le 4 pour combattre et le 3 pour fouiller - ou le 3 et 4 pour des fouilles. D'autres actions, comme poser des barrières, peuvent être effectuées avec n'importe quel dé. Enfin, certaines actions sont jouables sans consommer de dés.

Un des charmes du jeu (qui peut déplaire à certains) : si on entreprend une action risquée sans assurer ses arrières (attaquer un zombie sans être armé, se déplacer sans consommer de carburant etc... ), on lance un dé "risque" nous procurant une chance sur douze de mourir immédiatement, quelques chances de subir une blessure mortelle, ou une simple blessure ou rien. Et ouais, ce n'est pas facile tous les jours un hiver au milieu des zombies.

Chaque joueur fait son tour, puis on passe au suivant etc... etc... Simple, voir même trop simple pour certains. Le jeu pourrait être d'ailleurs un peu répétitif s'il n'y avait pas ce sentiment de ...

Suspicion !

Pour gagner : un objectif commun à tous les joueurs - ou presque. Car dans la communauté peut se cacher un traître, un vil félon qui ne souhaite qu'une chose : que tout le monde meurt dans d'atroces souffrances... sauf lui. Du coup, une bonne ambiance bien conviviale de suspicionnite aigüe vient se créer autour de la table.

Vous me direz, trouver le traître ne doit pas être chose compliquée... et je vous répondrais, bah en fait, le problème est que tout le monde a l'air louche dans l'histoire. Et oui, s'il n'y avait qu'un seul traître autour de la table, cela irait. Mais pour ajouter un peu de piment, chaque joueur se voit doté, en plus de l'objectif commun, d'un objectif personnel à réaliser. Et là, je vous assure que le côté coopératif du jeu en prend un bon coup....surtout quand un des "gentils" doit supprimer trois survivants pour gagner".

C'est bien simple, à chaque partie jouée, mes soupçons se sont toujours portés sur un joueur qui au final s'est révélé être du côté des "gentils". Entre celui qui amasse à tour de bras sans partager ni participer aux crises, celui qui fouille bruyamment en attirant zombies sur zombies, etc... etc... "l'autre" fait toujours quelque chose d'incohérent vis à vis de l'objectif commun. L'autre est étrange... et pourquoi me regarde-t-il comme ça ? Il en veut à mes rations, j'en suis sûr... il va me poignarder dans le dos dès que l'occasion viendra... C'est un traître j'en suis sûr !!!!!

Et là, tout est au mieux, car le traître... enfin, le joueur que l'on soupçonne, peut être envoyé en exil sur un vote. Ah ah ah ! Il fera moins le malin le traître... Enfin bon, si c'est bien lui parce qu'au final je ne suis plus si sûr de mon coup.... et si c'est un gentil, l'envoyer en exil va nous ralentir, nous compliquer encore plus la tâche dans la réalisation de l'objectif commun... Ouiiinnnnn je ne sais plus quoi faire !!!!

Bref, vous l'aurez compris, Dead of Winter réussit l'art de sublimer l'ambiance de suspicion qui existait déjà dans les jeux de ce genre. Là, même vos alliés ont l'air louches. Tout simplement excellent pour des joueurs amateurs de ce type d'ambiance. En tout cas, moi, j'en raffole.

Pourquoi pas 10/10 alors ?

Parce qu'avec le temps, je suis plus exigeant envers les jeux. Et que tout bon qu'il soit, Dead of Winter n'est pas exempt de petites imperfections.

1°) le manque de charisme de nos "leaders". Un de nos personnages est censé incarner le leader de notre groupe de survivants ! Qu'a-t-il de particulier ? Rien. Que nous arrive-t-il s'il meurt ? Rien. Ah ok, il sert à quoi alors ? A rien...

2°) les cartes croisées des chemins aurait pu être mieux écrite. Ce sont des cartes évènements se déclenchant à notre tour de jeu si un évènement se produit. Par exemple : en cas d'un déplacement. Vient alors un petit texte d'ambiance qui se conclut souvent par deux choix. Et là, ce qui est souvent regrettable, c'est qu'il faut broder pour ne pas divulguer au joueur concerné les conséquences des deux choix. Un peu plus de role play aurait été appréciable.

Mais bon, ces deux légers bémols n'empêchent pas Dead of Winter d'être un excellent représentant de ce type de jeu.

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