Manhattan
2 à 4 joueurs
Nombre de joueurs
10 ans et +
Âge
60 min
Temps de partie
Bouton pour acheter sur PhilibertBouton pour acheter sur Boutique LudiqueBouton pour acheter sur Magic Bazar

A jouer un 11 septembre...

6,0

Manhattan n’est pas un jeu récent puisqu’il date de 1994, année où il a remporté le Spiel des Jahres. Il me rappelle cette époque où avec Manhattan je jouais à un jeu allemand sans le savoir. Je ne me doutais absolument pas qu’en Allemagne une nouvelle tendance qui reprend toutes les qualité de ce jeu était amorcé depuis plusieurs années. Des règles courtes, quitte à négliger l’aspect réaliste, pour un jeu à la fois familial et très tactique, voilà la griffe des auteurs germains.
Dans cette catégorie, Manhattan est exemplaire, c’est un choix idéal (avec les Colons de Catane) pour initier de nouveaux joueurs à ce type de jeu. Il existe néanmoins une phase déroutante, celle du choix des blocs à jouer pendant la manche. Petits ou grands la décision n’est pas facile et le mieux est de panacher pour se réserver un maximum de possibilités.
Le mécanisme utilisé par Manhattan est celui des majorités gigognes : avec une seule action, poser un bloc, le joueur à une influence sur trois majorités : la première est la majorité du nombre d’étage dans le bâtiment concerné, la deuxième c’est la majorité du nombre de bâtiments de la ville concernée, et enfin la troisième qui est le nombre de bâtiments du joueur à l’échelle du plateau entier. Les cartes servent à limiter les choix de placement –les débutants apprécieront- sans vraiment nuire aux possibilités tactiques. Il y a toujours quelque chose à faire et finalement les scores sont plutôt serrés ce qui prouve que jusqu’à la dernière manche personne n’est exclu de la victoire.
Manhattan n’est pas un défi intellectuel, il reste un jeu simple, mais pas simpliste, qui assume entièrement sa vocation familiale.

De nombreux joueurs jouent la variante suivante: il est interdit de poser un bloc sur un bâtiment que l'on contrôle déjà. Cela évite notamment qu'un joueur conserve définitivement la tour la plus haute.

L’édition Ludodélire que je possède comme la version Hans im Glück que l’on trouve actuellement contiennent un beau matériel, mais les blocs d’étages sont uniformément colorés et j’aurais aimé pouvoir distinguer plus facilement tous les étages.

2000

Commentaires

Default