Docteur Mops

Venezia, colovini ne se la coule pas douce

Venezia, colovini ne se la coule pas douce

Piatnik nous réserve pour la rentrée prochaine (septembre 2014) un nouveau jeu de Leo Colovini. Vous ne serez pas étonné de découvrir que celui ci prend à nouveau pour thème la ville de Venise, si chère au cœur de l’auteur italien.

Venise et ses canaux, son carnaval et … sa montée des eaux. On sait depuis longtemps que sans un gros coup de main de l’homme, la cité des doges va être lentement engloutie par les eaux. C’est ce drame que va mettre en scène Colovini dans un Venise de 2099 dont les quartiers s’enfoncent les uns après les autres dans la mer. Glouglou…

Ciao Venise ! Si l’homme n’a pas su protéger la ville de l’engloutissement, il est toujours temps de sauver les trésors de la ville et qui dit sauver dit aussi commerce parce que quand même…

Nous sommes donc à la tête d’une équipe de vautours sans trop de scrupules qui vont aller acheter la production locale avant qu’elle ne disparaisse complètement ce qui aura pour conséquence de faire grimper les prix et de nous enrichir odieusement mais que voulez-vous ma bonne Simone, on est commerçant ou on l’est pas !

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Voir Venise et nager

Le plateau de jeu représente un damier composé de tuiles carrées. Chacune représente un quartier et chaque quartier est spécialisé dans la production d’un des 6 types de marchandises disponibles. Comme la plupart de ces quartiers sont amenés à être engloutis (ils possèdent une face « glouglou »), il faudra les manipuler pour simuler l’effondrement dans la mer. L’éditeur autrichien a conçu, pour faciliter la vie des joueurs, un plateau astucieux permettant de recevoir les tuiles de jeu qui permet de les manipuler aisément sans mettre le fouillis partout.

Oui c’est triste mais ce n’est pas une raison pour être pauvre en plus !

Après avoir installé nos perfides marchands sur différents quartiers de la ville, notre tour consistera à faire couler un quartier, à se déplacer si besoin et à acheter si nous le souhaitons. Le but étant d’être le plus riche en fin de partie, il faudra donc se pourvoir dans les marchandises les plus rentables, éviter de se retrouver à la flotte et tenter de finir au sec dans les quartiers les plus riches. Tout cela demandera un peu de prise de risque et quelques chafouinages pour ne pas donner aux concurrents trop d’informations trop vite.

Oui j’ai une cave en béton…

Si Venise coule, elle ne coule pas n’importe comment. Chaque joueur possède une main de cartes qui représente certains quartiers. C’est en jouant une carte à notre tour que nous ferons disparaître une des tuiles du jeu qui va donc se rétrécir au fur et à mesure. Tous les quartiers possèdent un numéro. Une des astuces du jeu est que nous devront obligatoirement jouer nos cartes par ordre croissant. On sait donc que les quartiers possédant une faible valeur seront les premiers à couler.

Tous ? Pas forcément !

D’abord, s’il existe des quartiers de valeur 2, il n’existe pas de cartes de valeur 2. Tous les quartiers 2 sont donc sûrs. Ils ne couleront jamais. Ensuite, suivant le nombre de joueurs, certaines cartes sont écartées en début de partie. Il y aura donc d’autres quartiers qui ne couleront pas mais on découvrira lesquels qu’au fur et à mesure de la partie. Si tous les joueurs jouent des cartes de valeur 4 et plus et qu’il reste encore un ou deux quartiers 3 en jeu c’est que ceux-ci ont vu leurs cartes écartés du jeu. Ce seront aussi des endroits sûrs.

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De plus, chaque joueur connaît sa main de cartes. Nous savons donc quand et où ces quartiers sombreront.

Nos valeureux marchands devront donc éviter de se retrouver sur un quartier qui sombre car sinon ils seront perdus. C’est avide un marchand mais ça nage très mal avec toutes ses valises bourrées de trésors…

La municipalité a prévu des plateformes pour sauvegarder la population. Ces endroits sont sûrs mais on ne peut rien y acheter et ils ne valent rien en fin de partie. On peut donc y passer en toute sécurité mais ce n’est pas très bon pour les affaires.

Les vases de Murano ? Oui quel désastre, c’est terrible ! Mais il m’en reste encore quelques uns justement…

Ensuite pour remporter la partie et être riche, il va falloir acheter des objets précieux. Il en existe de 6 sortes et, en regardant la couleur d’un quartier, on sait ce qu’on peut y acheter. Quand un commerçant se trouve sur un quartier, il peut donc acheter un objet de même couleur. Cela coûte 1. Enfin la première fois… On pose la pièce sur le quartier pour signifier que quelqu’un a déjà acheté ici. Le suivant devra payer 1 plus le nombre de pièces déjà présentes sur le quartier. Il vaut donc mieux être dans les premiers.

Mais quel est donc l’intérêt d’acheter ceci plus que cela ? Comme vous le savez, tout ce qui est rare est cher. En fin de partie, on regardera combien de quartiers de quelle couleur il reste sur le plateau. S’il ne reste qu’une seule tuile, chaque objet de cette couleur vaudra 6. Deux tuiles et la valeur passe à 3, puis 2 puis 1. Au mieux nous toucherons 6 fois la mise initiale ! Ce n’est pas mal.

En toute chose on est plus ardent à la poursuite qu’à la jouissance.

William Shakespeare - Le marchand de Venise

Les cartes que nous possédons en main en début de partie vont donc nous donner une indication sur les terrains qui vont disparaître et donc les objets qui seront plus rentables. Le reste des infos va venir des autres joueurs. Un joueur qui achète beaucoup d’un objet donné sait surement quelque chose. À moins qu’il ne bluffe mais cela risque de lui coûter cher…

En plus des objets, en fin de partie, la position des marchands survivants comptera aussi. Chaque marchand rapportera le montant de valeur du quartier où il termine. Se positionner sur un 8 sera donc plus rentable. Mieux encore, certains quartiers sont notés X. Si un joueur termine sur un quartier marqué X, il touchera la somme de tous les quartiers de la même couleur restants multiplié par deux. Rentable mais risqué. C’est un peu le coté loterie du jeu. Enfin, si nous n’avons pas dépensé tout notre argent, chaque pièce restante vaudra 1.

Mais il est mort le monsieur ?

Si un marchand se trouve sur un quartier qui coule, le marchand disparaît. C’est rude. Afin d’alléger les souffrances des joueurs, Colovini nous offre deux gondoles. Ouf ! En jouant une gondole, nous pourrons sauver un vilain marchand de la noyade. On pourra également utiliser une gondole pour faciliter un déplacement. C’est aussi très utile parce que comme le plateau de jeu rétrécit, les mouvements vont devenir plus délicats.

Alors ? Ça vous dit si d’aller faire les courses avec une bouée ? Si c’est le cas, rendez-vous en septembre et n’oubliez pas de mettre des bottes…

► Tric Trac TV : les explications
► Tric Trac TV : une partie
► Tric Trac TV : 5 minutes après


Venezia 2099
Un jeu de Leo Colovini
Illustré par
Publié par Piatnik
2 à 5 joueurs
A partir de 8 ans
Langue de la règle: Française
Durée: 45 minutes
Prix: 40,00 €


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Commentaires (4)

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Edrick
Edrick

Une cité qui disparaît sous les eaux, se barrer les poches pleines, Léo Colovini ... mmm ça sent Atlantis en plus complexe au niveau déplacement.
J'aime l'auteur, le plateau astucieux à voir, les meeples sont bien replets comme des marchands mais font pas trop Venise.
Patientons les pieds dans la lagune...

mildaene
mildaene

Ca me paraît tout de même un peu abst.... Ah! Colovini!

bnj
bnj

Miam aussi.

sebduj
sebduj

Ca sent le tout bon colovini, miam!!