Les affres de l'impérialisme : une planète victime de zinzins gogos

Frère Tuck a testé un proto déjà bien abouti lors du trophée créateurs du FLIP et il en est resté la tête dans les étoiles :

PLANETE ZONGO [Proto] – Jean-Baptiste De Borman


Ça raconte quoi ?

Tu es à la tête d’une entreprise chargée d’exploiter une planète fraichement découverte : Zongo, la planète des Zonguiens qui ne demandent qu’à travailler pour vous et s’entretuer entre eux. Tu as soif de minerai, de minerai, de minerai, de… oups, y a plus rien.

Ça marche comment ?

Comme un jeu de plateau dirigé par des cartes. Le but est de finir la partie avec le plus de minerai, peu importe si toutes tes installations se sont faites détruire ou si tous tes Zonguiens se sont faits massacrer. Business is business. On commence avec deux populations recrutées sur l’une des îles de la planète, généralement à proximité de l’une des six mines, afin de pouvoir extraire l’un des trois types de minerai.

Le jeu est divisé en 3 époques (exploration, exploitation intensive, exploitation totale). Au début d’une époque, chaque joueur reçoit un paquet de cartes qu’il va jouer une par une, à chaque tour de jeu, jusqu’à ce qu’on commence une nouvelle époque.

Chaque tour de jeu est ainsi composé de quatre phases :

  1. EXPLOITATION : on applique les effets de la carte jouée,
  2. CROISSANCE : on joue une action « plateau »,
  3. DISTRIBUTION : les Zonguiens (les jetons de couleur) se précipitent sur les armes (les jetons noirs), ensemble, ils forment une armée (un jeton noir sur un jeton de couleur),
  4. FAMINE : les armées non adjacentes à une population civile n’ont plus rien à manger, c’est bête. Elles meurent (de faim).

Les actions « plateau » possibles sont :

  1. ajout d’une population (poser un jeton de couleur sur une case vide située à max n cases d’un autre jeton de sa couleur, où n = sa population civile),
  2. ajout d’une armée (poser un jeton de couleur et un jeton noir sur une case vide adjacente à l’une de ses populations civiles),
  3. conquête (déplacer une armée de n cases et, le cas échéant :
    1. capture = transformation de la population ennemie adjacente à soi mais pas à une armée ennemie en population alliée, ou bien, à défaut,
    2. destruction = l’armée ou la population ennemie adjacente est retirée du plateau).

Les cartes ont quant à elles divers effets. Le plus courant consiste à déclencher (pour tous les joueurs) la récolte du type de minerai figurant sur la carte. Le joueur qui contrôle le plus de mines retire 2 minerais (tuiles carrées) de chacune des mines (piles de tuiles carrées) qu’il exploite (il a une population civile adjacente). En cas d’égalité, les différents joueurs ne retirent qu’1 minerai chacun. Si une mine est vide, cela fait progresser d’un cran le marqueur « échec d’expédition », qui signale la fin de partie (4ème progression du marqueur).

Les cartes ont aussi des effets offensifs, de plus en plus agressifs au fur et à mesure de la partie, certaines sont si violentes que nous vous les recommandons vivement nous ne pouvons en parler ici.

Ça vaut quoi ?

On a donc un thème fun, bourré d’humour noir et de second degré, ce qui n’est pas pour nous déplaire. La thématique de l’exploitation à outrance et par tous les moyens est très bien rendue dans les mécaniques de jeu. Plus que par son système de récolte de ressources, c’est par la mécanique de « distribution des armes » que le jeu se distingue. D’habitude les armes et les armées ont un coût immédiat pour un bénéfice tactique appelé à durer. Ici, c’est l’inverse, ce qui donne corps à la « malédiction » du trafic d’armes : les armes apparaissent sans coût, permettent un bénéfice souvent immédiat (protéger ou capturer une population qui exploite une mine, par exemple), mais sont rapidement délétères et désorganisatrices, le Zonguien ayant la fâcheuse tendance à préférer le contact de la kalak au travail dans les champs ou dans les mines…

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Il m'a vraiment bien plus également. Il y a sans doute encore un peu d'équilibrage mais je dois dire que j'ai trouvé ici quelque chose de réjouissant ^^

Que mes amis éditeurs jettent donc un oeil par là ;)