Critique Starfighter

Par arthelius

Publié le 22 janv. 2016 • Lecture 3 min.

Critique Starfighter

 

Lorsque l’humain conquiert l’espace, c’est bien évidemment pour ses ressources. Mais très vite il s’ennuie et décide de divertir les foules avec des joutes spatiales des plus spectaculaires. Et rien de tel qu’une troisième guerre solaire, avec comme butin les roches les plus précieuses de la galaxie, pour dénicher de fameux candidats prêts à tout pour se donner en spectacle.

 

Des vaisseaux en boîte

 

Starfighter est un jeu de combat spatial pour deux joueurs, une lutte acharnée qui ne peut se terminer que par la mort de l’adversaire. L’allure déterminée du pilote qui figure sur la boîte ne laisse planer aucun doute sur ses motivations et sa joie de participer à tout ceci. Simplement illustrée, mais de très jolie manière, la boîte nous plonge dans l’ambiance. À l’intérieur, 3 plateaux imprimés des deux côtés n’attendent que nous. Ils serviront de zones de jeu, chaque joueur disposant d’un plateau à mettre devant lui. D’autre part, quelques cubes rouges accompagnent les cartes – elles constituent le cœur du jeu – séparées en plusieurs Matricules qui seront utilisés selon le niveau de jeu souhaité. Toilées et simplement illustrées, les cartes sont parfaitement lisibles et remplissent sans mal leur office. Tout ceci pour une qualité d’édition parfaitement acceptable et réussie. C’est sobre, clair et efficace.

 

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Dans l’espace personne ne vous entendra crier

 

Se faisant face, les deux adversaires jouent leurs cartes sur leur plateau respectif, posant tour à tour les cartes qui composent leur main, s’arrêtant quand bon leur semble pour conserver l’initiative de l’attaque. Sur ces fameuses cartes, nous pouvons trouver différentes informations : un espace rempli de vide, des planètes, des vaisseaux (de 1 à 4), des symboles de niveau et enfin des symboles de pouvoir. Chaque carte est partagée en 2 zones, en plus d’être imprimée recto/verso, le dos étant toujours le même : une face sans niveau avec 2 vaisseaux sur la partie supérieure.

Les vaisseaux vont représenter votre force de frappe, mais aussi de défense. Chaque carte dispose d’un niveau de 0 à 3, et ne peut être posée (à demi par-dessus une autre à partir du niveau 1) que sur leurs niveaux respectifs, qui sont bien entendu graduels. Si le vide et l’espace n’apportent rien et que les vaisseaux composent votre force de frappe, les pouvoirs vont être au centre du jeu. Ils se déclenchent automatiquement à chaque fois que l’on joue la carte, et se redéclenchent lorsque le symbole devient de nouveau visible, par exemple après un déplacement, un retrait ou une rotation.

Les pouvoirs ont des effets très différents : pioche, déplacement de ses cartes ou de celles de l’adversaire, pivotement, destruction et dégâts que ce soit pour soi ou pour l’adversaire. Mais prenez garde car votre blindage est fragile et aucune carte ne permet de récupérer de l’énergie. En mode Escarmouche ou Guerre Totale, les modes avancés du jeu, les champs de force, les écrans de protection, le retournement et les dégâts sur les chasseurs s’ajoutent afin d’offrir plus de possibilités aux joueurs. Le mode Guerre Totale permet notamment de se constituer un jeu personnalisé.

 

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Que la bataille commence !

 

Les tours de jeux sont rapides, et chaque bataille arrive très vite. Il faut bien choisir quelles cartes jouer et surtout où les placer, car chaque emplacement recouvert vous empêche de piocher une carte supplémentaire au tour suivant. En outre il faut bien penser à se défendre si vous ne voulez pas perdre la bataille. En effet, une fois la phase de déploiement terminée, on passe à la bataille proprement dite, et c’est ici que tout se joue. Chaque chasseur va causer un dégât à l’adversaire et si, une fois la flotte décimée, des marqueurs restent, ces derniers sont retranchés du blindage. Autant vous dire qu’il faut jongler entre attaque et défense, et ne pas hésiter à établir des stratégies sur le long terme en s’appuyant au maximum sur les pouvoirs des cartes.

C’est là que vous allez pouvoir juger votre stratégie, et voir si celle-ci est payante ou non. Mais rien n’est statique car chaque révélation de pouvoir peut retourner la situation. Il est donc important de prévoir ces changements pour en profiter le moment venu. Surtout que les plateaux ne seront pas toujours face à face et pourront glisser sur le côté. De quoi ménager ses forces pour la bataille suivante.

 

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Former les rangs

 

Starfighter se joue rapidement et la prise en main se fait en quelques tours, seule la stratégie demandera plusieurs parties pour être véritablement maîtrisée. Les modes supplémentaires permettent aux joueurs aguerris de profiter de plus de profondeur, tandis que le mode entraînement est parfait pour découvrir le jeu ou jouer avec les enfants. Starfighter est un très bon jeu de duel, le thème est bien rendu même s’il ne plaira pas à tout le monde, et le plaisir de jeu vraiment présent. Un très bon représentant dans la gamme des jeux à 2, auquel on aurait envie de jouer à plus nombreux afin de partager davantage ce plaisir ludique.

 

L'article était prévu pour le premier numéro de la saison 2 du magazine JDS.

Merci à Quilicus pour sa correction.

 


arthelius

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