Compte rendu de soirée

Par dodo080482

Publié le 9 oct. 2018 • Lecture 3 min. •  868 vues

Compte rendu de soirée

Une belle soirée où j’ai découvert plusieurs jeux : Onitama que je me suis empressé de télécharger, Dragon Castle que j’offrirai à coup sûr, Azul auquel il me tarde de rejouer et Terraforming Mars où je n’ai été que spectateur ébahi durant des heures devant une partie tant interminable que véritablement subjuguante.

 

Onitama

 

Rien de plus simple et d’élégant que ce jeu. Deux joueurs commencent avec cinq pions : un maître, quatre disciples. Les cartes décident des déplacements des pions : deux cartes devant soi et une en attente. En tout et pour tout les joueurs se partagent cinq déplacements. À son tour, un joueur choisit une de ses cartes, déplace un de ses pions puis remplace la carte utilisée par celle en attente. L’autre joueur fait de même. Pour gagner soit vous faites tomber le maître, soit vous prenez d’assaut le dojo d’en face avec votre maître.

Le plateau est d’un grand raffinement, les pions sont épurés mais auraient gagné à être dans un matériau plus noble. Onitama est le jeu idéal pour ceux qui n’aiment pas les échecs ou pour initier ses enfants : il demande concentration, anticipation sur ses déplacements et ceux de l’adversaire. Les parties sont plutôt courtes et comme vous n’utilisez que cinq cartes sur les seize que contient la boîte la rejouabilité est au rendez-vous.

Une magnifique découverte que je me suis empressé de télécharger sur mon smartphone. Profitez-en l’application est gratuite.

 

Azul

 

J’avais tant entendu parler de ce jeu, que je fus véritablement enthousiasmé lorsqu’on me proposa une partie. Évidemment une première partie n’est jamais à votre avantage mais là j’ai appris à mes dépens qu’Azul ne pardonne pas.

Azul demande de l’organisation et beaucoup d’anticipation, prendre des tuiles précipitamment risque de vous bloquer des lignes et de vous faire prendre. Les points se distribuant de plusieurs manières différentes, une quantité de possibilités doivent donc être prises en compte si on veut gagner : diagonales, verticales, couleurs, places qui se raréfient sur votre mur, et enfin le jeu de l’adversaire… autant vous dire qu’il vous faudra plusieurs parties avant d’optimiser au mieux votre mur de azulejos et empocher la quantité de points de victoire qu’offre une partie.

En tout cas la partie terminée on n’a qu’une envie c’est d’en refaire une autre. Surtout que les petits azulejos sont vraiment très beaux et la table de jeu brille de mille feux. Petit bémol tout de même, car si les plateaux personnels sont limpides et étonnamment bien optimisés vu le contenu et le nombre d’informations, leur matière en carton souple est très désagréable et glisse sur la table.

 

 

Dragon Castle

 

« Dodo on va commencer une partie ; tu veux te joindre à nous ?

Bien sû… Ah quand même !! »

Voilà ma première réaction lorsque j’ai découvert Dragon Castle. Un jeu de majhong qui à première vue ne donne pas envie lorsque, comme moi, on fuit ce jeu chinois. Heureusement Dragon Castle est bien plus que ça : il est en réalité une relecture courageuse et astucieuse.

Ici les règles sont identiques au majhong à une particularité près : ici il s’agit de construire des temples et d’engranger les points de victoire.

Il s’agit toujours de prendre un tuile libre à l’étage le plus haut et ensuite une deuxième action de son choix : choisir une deuxième tuile identique sans restriction d’étage, prendre un toit de temple ou échanger cette tuile contre un point de victoire.

Si les toits peuvent être mis en attente, les tuiles devront être jouées sur son plateau individuel. L’objectif sera ensuite de consolider les tuiles par couleur afin de les retourner au bon moment pour faire des points et créer son temple avec le petit toit qui va bien ; en sachant qu’un toit posé vous empêche de créer des temples étagés et vous rapporte moins de points.

La marge de progression semble excellente, contrairement à Azul on n’est pas dans la frustration et les calculs d’apothicaire ; ce qui permet de jouer des parties plus détendue, plus joyeuses et ouvertes à une table familiale. En tout cas, ma femme est une dingue de majhong et je sais ce que je vais lui offrir pour son anniversaire.

 

Terraforming Mars

 

Dans l’impossibilité de prendre place à une partie qui commençait vers 22h30, j’ai assisté tout de même à l’explication des règles et à la préparation de la table. Deux heures après lorsque je repasse, Mars avait déjà une autre allure. Je pris une chaise et assisterais à la fin de la partie… durant les prochaines trois heures.

Terraforming Mars semble être un mélange de cartes à combos, de placements et de gestions de ressources. Les cartes sont de toute beauté, elles installent une belle ambiance, permettent de raconter son histoire et de véritablement construire son expérience sur Mars.

S’il y a finalement peu d’interaction entre les joueurs, on sent pourtant une vraie tension, tout le monde est sur ses gardes, tout le monde attend le coup fourré, tout le monde veille à ce qu’aucun milliard ne soit pris en plus : c’est une véritable guerre économique qui se joue devant nous. En tant que spectateur, on apprécie de voir cette lutte psychologique au même temps que Mars change.

 


dodo080482

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