Carnet d'auteur : SAVE PATIENT ZERO

Carnet d'auteur : SAVE PATIENT ZERO
cedricMartinez

Tric Trac

«  …Nous y sommes presque ! 2 molécules identifiées, il ne nous en reste qu’1 à trouver… Que faisons-nous professeur ? Un scanner, ou on utilise la centrifugeuse ? Mais que se passe-t-il ? Le labo T vient de tester son antidote… Ils ont trouvé l’antidote ! »

« Tous les joueurs doivent sauver un autre joueur avant la fin de la partie. »

C’est l’idée de départ qui a mené au jeu « Save Patient Zero » qui aura son lancement KickStarter le 20 Avril 2021 grâce à Helvetiq.

https://www.kickstarter.com/projects/helvetiq/save-patient-zero-0

 

Au travers de ces quelques lignes, vous saurez tout sur les étapes de la création du jeu, rebaptisé pour l’occasion « SPZ ».

Tric Trac

 

AVRIL 2019

La date est importante, car il faut préciser que le thème s’est imposé très rapidement et cela bien avant la pandémie que nous traversons. Certains de mes amis m’ont même affublé d’un pouvoir de divination ou d’anticipation ☺

En partant de l’idée de sauver un autre joueur, la toute première version de SPZ s’est concrétisée : « Un joueur est un patient et il faut trouver l’antidote pour le sauver ».

J’ai donc posé sur un plateau des virus et confectionné un paquet de cartes avec chaque virus présent 1 fois. C’est de ce paquet que sont tirés au hasard les 3 virus à trouver.

Tric Trac

(Plus tard, les virus sont devenus des molécules qui composent un antidote. Ce qui est plus cohérent d’un point de vue scientifique.)

À partir de ce support, j’ai imaginé plusieurs moyens de pouvoir faire des déductions.

Sont apparus alors les premiers outils qui étaient dans l’univers d’un laboratoire pharmaceutique.

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Echantillons : un paquet de cartes avec les mêmes virus que sur le plateau mais avec une répartition unique. Ainsi on peut trouver sur chaque carte 5 virus et il n’y a pas 2 cartes identiques. Au départ, il y avait 8 virus, mais dès le premier test je me suis rendu compte que l’information était trop vaste à exploiter.

Dans SPZ, l’information, c’est le patient qui la donne : « Oui, il y a au moins 1 molécule sur la carte » ou « Non, il n’y en a pas ».

(Tout comme les virus devenus molécules, le patient omniscient est finalement devenu une intelligence artificielle.)

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La centrifugeuse : un outil qui se pose sur le plateau et qui pointe vers des molécules. La réponse est identique : « Oui, il y en a au moins une » ou « Non, il n’y en a pas ».

Les autres outils étaient nommés : Scanner, Analyse, Déduction, Microscope, Intervalle et Antidote.

Antidote était le premier nom du jeu. Ce nom étant déjà pris nous avons discuté avec l’éditeur et avons finalement opté pour « Save Patient Zero ».

Antidote, l’outil ultime pour gagner, permet de pointer 3 molécules. Les fameuses molécules qui constituent (par déduction) l’antidote ! L’outil permet de savoir le nombre de molécules correctes qui font parties de la solution. Si c’est 3, c’est gagné.

L’idée est de laisser le choix dans l’ordre d’utilisation des outils afin de pouvoir tenter plusieurs stratégies. Certains outils sont plutôt choisis en début de partie, d’autres sont plus efficaces si l’on attend un peu.

Mais attention certains outils ne peuvent être utilisés qu’une seule fois ! D’autres, deux ou trois fois. Ils sont tous rassemblés dans un paquet de cartes.

 

Tric Trac

 

MAI 2019

Après avoir fait jouer quelques parties à des amis, les retours étaient très positifs. Les joueurs appréciaient de pouvoir jouer les outils dans l’ordre qu’ils le souhaitaient.

Mais il manquait du challenge, de la compétition me disaient certains.

Un second labo ! Voilà la solution.

Je dupliquais alors le matériel, y ajoutais un paravent pour ne pas montrer l’avancement des recherches et deux nouveaux outils. Du fait d’avoir deux équipes ces deux outils venaient ajouter de l’interaction entre les labos. Le premier est l’espionnage (pour piquer des infos à l’autre labo) et le second le piratage (pour jouer le même outil que l’autre labo).

C’est ainsi que la version actuelle a pris forme.

 

Tric Trac

 

Dans cette nouvelle configuration, chaque labo pose son action face cachée puis la révèle en même temps que l’autre labo. Avec ce principe, le rythme de jeu s’est accéléré d’autant que c’est le 1er labo qui a choisi son action qui obtient en premier le résultat de son outil !

Cela peut être crucial si deux outils Antidote sont joués au même moment par les 2 labos, et que les deux ont trouvé la solution ! Pas d’égalité possible !

 

Tric Trac

 

SEPTEMBRE 2019

Durant l’été, le jeu a bien tourné chez mes testeurs habituels (merci à eux pour leurs retours toujours honnêtes et précieux). Pas de bugs, le jeu tournait. Quelques réglages sur le nombre d’outils, quelques tests de variantes, de nouveaux outils.

Puis est venue la période des contacts éditeurs. Et ce fut Hadi d’Helvetiq qui fut le premier à me répondre.

Nous avons échangé par mail et téléphone jusqu’à Cannes où nous avons enfin pu nous rencontrer.

Durant cette période, j’ai élargi le cercle des testeurs en profitant de mes déplacements professionnels pour aller dans les bars à jeux à Lyon, Toulouse et Paris. Quand on y repense que c’était bon cette période de liberté…

L’accueil était toujours bon et j’ai pu noter cette réaction de fin de partie : « cool ». Voilà une qualification que j’ai adoré entendre. Le jeu est « cool ».

 

Tric Trac

MARS 2020 MARS 2021

Le contrat est signé. A partir de ce moment-là, c’est l’éditeur qui a pris le relais, Hadi et Marta aux commandes du projet et Félix aux illustrations. Assez rapidement le choix du KickStarter s’est imposé. Le matériel était assez conséquent et cela pourrait donner la possibilité de faire évoluer le jeu avec l’ajout de variantes et de nouveaux outils, et pourquoi pas si le financement le permettait, d’une application mobile.

Tout au long de l’année les échanges allaient dans le bon sens : faire de SPZ un beau jeu.

C’est ainsi qu’Emiliano Ponzi a été contacté pour le projet. Un illustrateur italien dont c’est la première collaboration dans le domaine des jeux de société. Voici un résumé de son travail (source : https://www.cesar.it/fr/) :

« Il vit à Milan. Son travail se base sur l'utilisation de textures, lignes graphiques et essentialités, pour communiquer de manière directe et succincte. Ses illustrations apparaissent sur des publicités, revues, libres, quotidiens et animations, pour des clients qui incluent le New York Times, Le Monde, Il New Yorker, Louis Vuitton, Moma NY, Der Spiegel, Penguin Books, Hyundai, Esquire e Amnesty International. Parmi les clients italiens, figurent Armani, Bulgari, Gucci, La Repubblica, Feltrinelli, Lavazza, TIM, Pirelli, Ferrari et le Triennale Design Museum. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix "Young Guns Award" de l'Art Directors Club de New York, des médailles du mérite de la Society of Illustrators à New York, Los Angeles et de 3x3 Magazine Pro, ainsi que des prix d'excellence Print, How Prix international du design, Communication Arts Illustration Annual et American Illustration Annual. »

Aujourd’hui, l’éditeur fait connaitre le jeu auprès de sa communauté en France et à l’international. Il a réalisé une soixantaine de pré-prints qu’il diffuse auprès de testeurs, et a rendu visite à « Un monde de jeux » (Martin Vidberg) pour une petite vidéo.

J’espère que ce carnet d’auteur vous aura permis d’en savoir un peu plus sur SPZ et son histoire. Nous vous donnons rendez-vous le mardi 20 Avril 2021 pour le lancement de la campagne sur KickStarter :

https://www.kickstarter.com/projects/helvetiq/save-patient-zero-0

 

Portez-vous bien !

 

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