Docteur Mops

Burdigala de Cathala contre les Biturgiques Vivisques

Burdigala de Cathala contre les Biturgiques Vivisques

Burdigala est le nom antique de la ville de Bordeaux. On pourrait croire que la ville s'appelle comme ça parce qu'elle est au bord de l'eau par exemple ?
Mais non.
Il semblerait que Burdigala veuille dire "fonte du fer" dans un mélange basco-aquitain assez pu usité de nos jours. Ou alors on n'a qu'à dire que ça veut dire "Bord de l'eau".

D'autant que ça a faillit se nommer "Biture" car la ville fut fondée par les Biturgiques Vivisques qui n'ont rien a voir avec une quelconque secte d'alcooliques visqueux mais furent des habitants de Bourges autrefois nommé Avaricum qui n'a rien a voir ni avec la bourgeoisie ni avec la cupidité.

On est peut chose quand même non ? ...

Et pourquoi je vous parle d'un temps que les moins de 1800 ans n'ont pas connu ?

À cause de Bruno Cathala figurez-vous ! Ce descendant de Catalan (rien à voir avec les Colons de Catane) s'est acoquiné avec le pays des beaux vignobles pour une expérience ludique. Mais vignobles quand même soyons réalistes...

A Bordeaux (new Burdigala of the Biturgiques Vivisques) se trouve l'ESMI (Ecole Supérieure des métiers de l'Image) et dans cette école se trouve un professeur qui n'est autre que le brillant monsieur Stéphane Poinsot ("Du balai!", "Evo", "Industry", "Deluxe Camping", …).

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Là dessus arrive un projet nommé " Bordeaux réalité Augmentée" et dans ce projet l'idée de faire travailler les étudiants sur la partie graphique d'un jeu.

Oui mais quel jeu ?

- Allo monsieur Cathala ?
- Oui
- Vous pourriez nous créer un jeu sur la ville de Bordeaux pour un public familial, qui ne dure pas plus de 45 minutes, se joue de 2 à 4 joueurs avec des règles simples dont le thème serait l'évolution de Bordeaux sous l'impulsion de Publius Crassus et qui déchirerait sa race ?
- On peut parler des Biturgiques Vivisques ou pas ?
- Non on ne préférerait pas…
- Publius Crassus c'est l'éditeur ?
- ... Non monsieur...
- Hé! Bien Écoutez je dirais c'est finger in the nose. Je vous rappelle dans cinq minutes...

Journalistiquement, je ne peux vous assurer de la véracité des propos ainsi rapportés mais vous aurez compris l'idée.

Voilà comment est né "Burdigala" (le jeu pas la ville).

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Monsieur Bruno C. a donc décidé de faire un plateau de jeu du plan de la ville vu de dessus où les intersections des routes sont des points de contrôles qui permettent aux pions architectes des joueurs de faire progresser les chantiers.

Ils y a des petits chantiers à deux emplacements puis des plus gros à 3, 4, 5.
A son tour, l'architecte jette deux dés. Il garde celui qui lui plait le mieux et peux déplacer son architecte du montant choisit (pas le droit de passer par le même carrefour). Il place ensuite un pion sur un chantier.

Les pions indiquent l'avancement du chantier.

Ensuite, il marque des points de victoire :

- Si le chantier n'est pas terminé, il marque autant de points que d'emplacements vides restants. (1 à 4 donc)
- S'il termine le chantier, il retourne le pion qui était placé sur celui-ci et découvre combien il gagne (de 0 aaarg! à 8 ouaiiii!). Bien sûr les petits chantiers rapportent moins que les gros.

Mais! Mais ! Du coup c'est idiot de poser l'avant dernier pion se disent les malins !
Sauf que le Bruno est malin aussi : Quand un chantier est terminé, tous les architectes voisins gagnent une carte qui va leur donner des avantages.

On peut aussi aller au port pour faire du commerce et ça aussi donne des points de victoire mais en fin de partie.

Et enfin.. il y a d'autres possibilités d'avancer plus vite que ses adversaires, mais au prix d'une prise de risque:
- Lorsque vous faites un double, vous pouvez, si vous acceptez, de piocher un jeton de corruption, rejouer immédiatement
- Lorsque vous faites 7 sur le total des deux dés, vous pouvez là aussi en piochant un jeton de corruption, soit poser 2 cubes sur le même chantier, soit piocher une carte marchandises
Quand on sait que la valeur de ces jetons va de 0 à 5 et sont autant de points négatifs en fin de partie, que l'on sait aussi que l'on peut s'en défausser en tout ou partie grâce à la carte Intrigue "relations" ou aussi en construisant la Nécropole, on voit qu'il y a là matière à des prises de décision parfois cornéliennes, mettant en évidence les différences de caractère..

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Voilà pour le boulot de Bruno Cathala.

Les élèves eux, ont eu comme examen de fin d'année de leur promotion l'exercice d'illustrer le jeu. Ils étaient 10. Leurs travaux ont été notés à la fois sur l'aspect esthétique et technique.
On ne peut pas tous vous les montrer mais de l'avis de Bruno Cathala tous auraient pu être publiés sans hésitation.

Seulement voilà, dans l'édition il ne peut en rester qu'un seul…

C'est donc Maria Paz qui aura l'honneur de voir son travail publié par Ideal éditions, ("Kahmate") et vous devriez pouvoir assister au stade final de cette naissance vers la fin de l'année en visant le salon d'Essen sauf attaque surprise des Biturgiques Vivisques.

Les visuels que vous voyez ici sont encore en travail et pourront légèrement différer dans l'édition finale.


"Burdigala"
Un jeu de Bruno Cathala
Illustré par Maria Paz (viva Maria)
Publié chez Ideal
Pour 2 à 4 Biturgiques d'au moins (aller au pif 10 ans)
Disponible en fin d'année 2011

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Commentaires (2)

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redneck84
redneck84

Sacré Etienne Didot, il a vraiment déniché l'oiseau rare

bgarz
bgarz

Proto testé au off de Cannes cette année avec quelques amis joueurs.

Bruno Cathala nous avait expliqué ce projet très intéressant et très stressant pour lui...

Le jeu est très bon, pas trop long et les illustrations ont l'air à la hauteur. Félicitations à Maria Paz