Avant j'ai été bloggeur ludique ou réflexion personnelle sur la promotion des jeux

Par ludodelaludo

Publié le 13 mai • Lecture 12 min. •  2436 vues

Avant j'ai été bloggeur ludique ou réflexion personnelle sur la promotion des jeux

Avant j'ai été bloggeur ludique ou réflexion sur la promotion des jeux

 

Tout d'abord cet article n'a pas vocation à régler des comptes, ou à s'attaquer à des personnes.

Non, c'est juste une réflexion tirée principalement d'un partage d'expérience sur 2 ans et demi de ma vie, avec ma vision des choses et donc cela n'engage que moi, mais ça va peut-être permettre à certain de comprendre certaines choses dans le milieu de la vaste "presse" ludique liée aux jeux de société.

De mémoire, j'ai toujours aimé écrire. J'ai souvent aussi été très timide.

« Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit. » disait Marguerite Duras.

 

Donc j'ai été officiellement blogueur ludique pendant 2 ans et demi, et cette expérience a été très enrichissante de mon point de vue.

Il est important de parler brièvement de moi et de ce que je fais dans la vie pour comprendre le pourquoi et le comment de cette expérience, et je m'en excuse par avance ^^

 

Brièvement, on a dit.

Je suis ludothécaire en poste, depuis janvier 2014, donc cela fait (que) 8 ans que j'exerce cette profession.

En tant que ludothécaire, j'ai choisi pour diverses raisons, toutes plus importantes les unes des autres de me concentrer sur les jeux de règles, en langage courant les jeux de société.

Etant à Toulouse, j'ai donc rencontré des gens, qui m'ont fait rencontrer des gens, etc.

Au bout du bout, en quelque années j'ai tissé un relationnel important avec les professionnels du milieu, qu'ils soient auteurs, illustrateurs, éditeurs, distributeurs, ou autres membres d'autres médias parlant de jeu.

Se créer un réseau n'est pas forcément chose facile quand on débute dans un milieu, et mes capacités à communiquer facilement m'ont beaucoup aidé.

Après un réseau ça doit s'entretenir au risque de le voir dépérir et disparaitre. Et ça c'est peut-être la chose la plus importante et chronophage, mais aussi la plus pertinente et la plus agréable. Et un réseau, quel que soit le domaine professionnel c'est aussi une richesse difficile à quantifier, à évaluer.

Les rapports humains pour moi sont vraiment au centre du concept, et proposer des rapports gagnants / gagnants en est une des clés principales.

 

Un rapport gagnant/gagnant c'est quoi ?

 

D'un point de vue ludothécaire c'est de conclure des partenariats avec des éditeurs/distributeurs dans un but d'agrandir la ludothèque, donc d'offrir plus de choix à son public.

Ma ludothèque a toujours été tournée vers la nouveauté, donc le principe est intéressant, dès lors qu'il permet à la fois de proposer des jeux récents, voire en avance sur la date de sortie, des jeux non existants en boutiques issus du financement participatif, tout en préservant son budget acquisition le plus possible. L'argent c'est toujours le nerf de la guerre !

Alors c'est bien beau de demander des jeux mais pourquoi, dans quelles conditions ?

Pour moi il y a deux facettes :

- Les évènements ludiques (festivals/soirées spéciales ...)

- Le quotidien

 

En tant que ludothécaire je m'engage sur deux choses.

1/ Le fait que je communique sur le jeu sur différents supports

2/ Le fait que le jeu sera joué car il intègre une collection que je fais vivre.

 

Prendre le jeu proposé par un éditeur ou bien demander un jeu particulier est donc un choix de ma part comme si je le sélectionnerai pour faire partie de la collection de la ludothèque.

Je sais que je vais le conseiller, le proposer à jouer, l’animer.

Grâce à tout ce travail de sape, mais qui est une annexe à mon métier car tous les ludothécaires ne font pas ça, mais d'autres choses tout aussi engageantes pour la promotion du jeu, j'ai été sollicité pour intégrer un blog.

L'idée était de faire la même chose mais on sein d'une structure plus organisée.

 

Je suis toujours partant pour faire plein de choses, et j'ai du mal à dire non aussi parfois. Donc go on y vas !

Et puis en fait il suffisait de faire pareil en un peu différent.

 

Pareil, mais en différent !

Progressivement mais assez rapidement, je suis passé d'environ 50 jeux offerts /an, à une moyenne de 2.5 jeux/semaine, soit plus de 120 jeux sur l'année.

La différence au-delà de la quantité, était que parfois, je prenais les jeux un peu par défaut, alors c'est vrai et faux en même temps car je suis très éclectique sur mes goûts, au vu de ma profession, et que tous les jeux reçus ont été joué, plus ou moins longtemps.

Cependant j'ai toujours décidé d'écrire sur ce dont j'avais envie, quel que soit le format. Je suis des partisans qu’au vue de cette fonction bénévole, je ne décide pas d'écrire sur des jeux qui m'ont peu plu, ou déçu, en grande majorité j'écris sur des jeux appréciés. Chacun ses choix.

Donc je me suis toujours tenu à ne pas écrire systématiquement sur chaque jeu reçu. En fait pour moi c'était souvent une question d'honnêteté, et d'indépendance.

Je m'explique.

 

Honnêteté, vers le public et les éditeurs.

Effectivement, je ne vais pas écrire pour écrire, et je pense que toute communication, surtout sur le marché actuel, qu'elle soit positive ou non, sert à la promotion d'un jeu, et donc ne pas écrire fait que je ne rentrais pas dans ce processus.

 

Indépendant. L'indépendance pour moi à ce niveau, c'est être acteur de ses propres choix. Jamais je n'ai été forcé de faire quelque chose pour un éditeur/distributeur de jeux de société. Une seule fois j'ai été sous contrat pour effectuer des animations d'un jeu en financement participatif, donc j'ai été rémunéré pour cela. Je n'étais pas forcé mais je devais respecter un contrat.

Si à un moment donné, je me sentais obligé d'écrire pour chaque jeu reçu alors pour moi cela devenait une contrainte, et se pointait l'idée d'un contrat tacite avec le professionnel en face, et cela je ne peux pas m'y résoudre. Je ne suis pas une machine, je ressens des émotions et parfois non, et mes articles et publications sous pour la majorité tournée dans ce sens, les émotions. Et je préfère parler de mon ressenti quand il est négatif, en petit groupe, au mieux avec les principaux intéressés, qu'aux oreilles du "monde".

 

Cette quantité a été assez rapidement un souci.

Au départ, on est grisé, excité par cet afflux de boites, et puis on doit jouer, à tout, tout le temps, voire plusieurs fois pour être "légitime" à parler d'un jeu.

 

Pourquoi légitime ?

En fait dans ce petit microcosme de la chose ludique (expression purement toulousaine ^^), des débats ont lieu tous les jours sur qui peut ou ne peut pas parler d'un jeu.

Débats stériles à mon humble avis.

Déjà parler d'un jeu cela est différent selon plusieurs critères.

 *Le type de jeu

Effectivement, parler du dernier Djeco ou bien du dernier vainqueur du Diamant d'or (prix francophone du meilleur jeu expert de l'année), n'est pas la même chose.

Il convient assez rapidement qu’une ou deux parties suffisent sur le premier jeu alors que 5 ou 6 de l'autre sont parfois un minimum pour pouvoir donner un avis. C'est comme ça, plus c'est complexe, plus c'est riche et plus on doit prendre son temps pour voir émerger plusieurs choses importantes au sein du jeu et de l'expérience qui en découle.

 *Notre culture ludique

Propre à chacun elle vient parfois aider le rédacteur, en trouvant des similitudes, des différences, des notions de "pattes d'auteur", de qualité de matériel, de justification de tel ou tel ingrédient ludique ou marketing.

C'est indéniable que notre vécu, notre expérience, change notre rapport au jeu et donc notre façon d'en parler.

* Le moment « m »

Fatigué, malade, indisposé, ou bien rayonnant, de bonne humeur, en pleine forme, sont d'autant plus d'états qui viennent modifier notre rapport à un jeu. Et là je parle de nous-même, car viens se rajouter les personnes autour de la table, les conditions de jeu (bruit, lieu inadapté etc..).

 

Le jeu est une expérience qui se vit et qui fait donc appel au vivant et à l'humain en l'occurrence. A part l'expérience de jeu solo, voire celle du jeu dématérialisé, nous sommes obligés de prendre en compte ce genre de données.

Bref, on pourrait également rajouter le fait que le jeu soit expliqué par quelqu'un, qu'on ai soit même lu ou non les règles, que le jeu soit acheté ou offert, voire d'autres paramètres.

 

Être légitime c'est quoi alors ?

Est-ce que c'est une adéquation parfaite de toutes ces choses, qui font que la partie sera mémorable et exemplaire, et donc je me sentirai apte à écrire et communiquer sur un jeu ? Ou bien dois-je pondérer tout cela ou bien même ne pas les prendre en compte ?

Pour moi la légitimité s'arrête au fait que nous nous pensons prêts à pouvoir parler d'un jeu, et d'accord de partager son avis avec un public.

Nous sommes tous différentes vis à vis d'un jeu, comme tout autre œuvre de l'esprit, comme un livre, un film, une pièce de théâtre, donc la légitimité à communiquer publiquement doit uniquement, selon moi, être un consentement avec soi-même, et au même titre ne pas communiquer en est un aussi, consentement.

Aux dernières nouvelles, tout le monde est capable de ressentir des émotions en jouant donc dès lors que l'on a le besoin ou l'envie de le partager, il faut se sentir légitime. Que l'on soit joueur, peu joueur, extra joueur, expert du jeu, vieux joueur, mauvais joueur, joueur à tout...

Moi je me sens toujours légitime de partager une de mes passions avec le plus grand nombre.

 

Le plus grand nombre... transition parfaite.

Quand on est de l'autre côté de la barrière, c'est à dire que l'on fait partie de la sphère de la "presse ludique", on se rend compte qu'une chose prend de l'importance pour beaucoup : l'audience.

L'audience est cette chose aussi importante qu'elle est indénombrable.

Alors oui vous me direz qu'il y a des données : le nombre de vues, les abonnés, le temps de lecture, d'écoute, de visionnage, le nombre de like, les commentaires ...

Mais au bout, on ne connait jamais son auditoire, les gens qui nous suivent, qui nous lisent, qui nous font confiance. On sait qu'ils existent, qu'ils sont là, mais on ne les entend que rarement.

Certains sont actifs, d'autres sont fictifs (non, l’achat d'abonnés sur Insta n'est pas une légende urbaine), certains s'expriment, râlent, félicitent, mais la plupart sont muets et c'est un droit évidemment.

Pourtant j'ai remarqué que c'est sur cette seule base chiffrée que les rapports avec les éditeurs/distributeurs se font dès que l'on est officiellement "influenceur".

Quand je n'étais que ludothécaire, j'avais aussi des gens qui me suivaient (et qui me suivent encore, merci !), mais mes rapports avec les éditeurs étaient plutôt basés sur la confiance, la démarche, les intentions, mon métier.

Je généralise pour faciliter la compréhension, car évidement que des liens se créent avec certains et perdures quel que soit mon "statut" professionnel. Bref mon métier, enfin une partie, est de promouvoir le jeu. J'avais donc la sensation que mes rapports gagnants/gagnants étaient chargés dans ce sens. Avaient du sens.

 

En tant que blogueur, l'intention change

Oui, on promeuve toujours le jeu, mais le sens est différent. On participe à la promotion officielle du jeu, souvent au même endroit et en même temps que 250 autres influenceurs en France et en francophonie.

L'éditeur regarde moins votre fonds que votre forme. Vous "pesez" combien d'abonnés ? Le blogueur doit plus balancer ses chiffres que d'expliquer sa démarche. Il faut l'accepter.

 

Mais parfois, je pense que l'éditeur se trompe

A trop vouloir montrer, il ne s'intéresse qu'à une vitrine et ne rentre pas dans la boutique.

Les jeux sont photographiés, joliment très souvent, sont filmés, avec passion et justesse le plus souvent, les phrases sont agréables à lire, en français ou en anglais, pour plaire à plus.

Les jeux sont envoyés partout, parfois machinalement, robotiquement, dans l'espoir d'une photo, d'un texte de 20 lignes, un peu comme quand on jette sa ligne au fond d'un étang peu transparent, et que l'on attend, car ça viendra un jour, une petite pression sur l'appât.

Le marketing gagne toujours sur l'humain.

 

Mais gagner n'est pas forcément une fin en soi

Et quand est-il du principal ? Les émotions, les sensations, pendant le jeu ?

Cet aspect est de moins en moins mis en avant. On présente, on explique les règles, mais, accentué par l'afflux incessant de nouveaux jeux, on ne joue plus et on ne parle plus de cela.

Mais est-ce important finalement, ou bien suffit -il de mettre une boite ou un éclaté sur une jolie nappe et de recopier le dos de boite, en expliquant 15 fois les règles du jeu ?

Je pense qu'il en faut pour tous, certes, mais que ce n'est pas ça pour moi parler d'un jeu.

Et que, je pense, que parler de ses émotions, ses ressentis, qu'ils soient positifs ou négatifs, est la seule chose qui permet de se connecter avec un conseillé, un influenceur, un créateur de contenu.

Et comme le fait de jouer est une aventure, expliquer la sienne comme on revient sur un voyage, une partie de jeu de rôle, un film, ou une histoire d'amour ou d'amitié, est la seule chose qui me permet de promouvoir un jeu, quel qu'il soit.

 

Et qu'en est-il de l'avenir de ces jeux, donnés en échange d'avis, de critiques, de vidéos, de bande sonore... ?

Pour 99% de ceux que j'ai reçu et que je reçois encore, ils sont donnés à la ludothèque municipale. Ce don est à la fois un geste personnel, me permettant de ne pas tomber dans l'enrichissement personnel, mais aussi un geste militant, de partage au grand public, à la communauté ludique.

Les jeux reçus ont donc une seconde vie, ils sortent de la vitrine, comme ils sont avec leurs qualités et leurs imperfections, et sont donnés au monde, prêt à être empruntés et joués par une seule personne ou 1000.

Cela me rappelle la réflexion, judicieuse, d'un éditeur du sud-ouest, qui partage aussi la singularité d'être un ami, qui au cours d'une pause lors d'une nuit du jeu, m'avait dit en substance : le jour où toi ludothécaire, tu trouveras un outil pour faire corréler tes conseils avec des chiffres de vente, tu seras le roi du pétrole.

Bien que je me rappelle lui avoir répondu, que professionnellement cela m'importait peu, car la dimension financière n'est pas dans mes prérogatives, je comprends mieux maintenant que les influenceurs les plus efficaces soient les boutiques. Car ils ont des chiffres !

Je comprends aussi la position des éditeurs, qui n'ayant aucun moyen efficace de faire corréler l'envoi de boites, la publicité en général et les ventes, choisissent d'envoyer, en fonction de leurs moyens, à tout un chacun.

Il est donc tout naturel qu'un des plus gros influenceurs ludiques soit actuellement une boutique (encore du sud-ouest ^^) et ait réussi grâce à une vraie volonté et les moyens mis en œuvre à créer une chaîne YouTube performante.

 

Je comprends bien que le statut des boites de jeux en France a encore du chemin à faire et que ces exemplaires ne sont pas valorisés d'un point de vue financier auprès des auteurs et illustrateurs, et même des éditeurs, j'en suis conscient et je m'en excuse auprès d'eux.

Et pour les autres ? Ceux qui reçoivent des cartons de jeux chaque semaine, grâce à leurs audiences ?

Ceux-là ne peuvent pas acheter de logement plus grand chaque année, donc on retrouve très fréquemment sur les groupes ou sites de ventes, à échéance régulière, les mêmes jeux, plus ou moins neufs.

 

Alors il est très difficile de faire le lien entre les influenceurs et les personnes à l'origine des ventes, la plupart quelquefois.

Pourquoi ? Et bien pour l'avoir vérifié à mes dépens une fois, il est très difficile à digérer, pour les éditeurs, que leur jeu envoyé gratuitement, puiss être revenu quelques mois, semaines, ou même jours après l'élaboration de l'article.

Je comprends l'aspect financier de la chose, même s’il y a à redire, car plus l'éditeur fait de bénéfices, plus il envoi des jeux, une espèce de cercle vertueux s'installe. Mais je ne comprends pas l'aspect humain de la chose. Ok le jeu a été reçu gratuitement, mais cela veut-il dire qu'il doit rester à vie dans la ludothèque de l'influenceur ? Y a-t-il un contrat moral ? Si oui alors remet il en cause l'indépendance sur ce volet-là ?

Et inversement, que penser de l’enrichissement, certes on ne parle pas de millions de $, mais quand même, des individus avec cette pratique ? De l'image donnée au public ?

Et que penser des piles de la joie ou de la honte, qui débordent sur les réseaux sociaux, alors que certains cherchent à acheter un ou deux jeux max dans l'année?

On assiste parfois, et j'en ai été témoin, à une boulimie de boites de jeux, parfois un peu écoeurante.

Un bon moyen de tendre le bâton pour se faire battre à mon avis.

 

Je ne vais pas cracher dans la soupe comme on dit, la majeure partie, je pense, de la sphère d'influenceurs ludiques est plutôt bienveillante.

 

Désormais je me remets à acheter des jeux pour mes propres envies et besoins, et je sais que ces choix personnels seront traduits un jour ou l'autre dans un article.

Ma position sur l'échiquier de la promotion ludique a changé, par choix personnel, et je reviens vers des proportions plus acceptables, des séances ludiques plus maitrisées. J'ai envie d'écrire, pour faire plaisir. Me faire plaisir à transmettre, à diffuser, et faire plaisir aux ayants droits du jeu en question, pour féliciter, donner de la lumière sur leurs différents travails inhérents au jeu.

Alors oui, certains partenaires s'éloignent, et je le comprends parfaitement, je l’avais même anticipé. Certains sont toujours à mes côtés, et je m'en félicite.

Et puis j'ai l'impression aussi de souffler, de repartir avec de l'air nouveau, de pouvoir, même si la censure n'était pas vraiment là, écrire ce que je pense à propos de ce que je veux.

Appartenir à un groupe, à une entreprise, une association, c'est un peu, pour moi, rentrer dans une case, et du coup faire une gymnastique parfois un peu compliquée, surtout pour ceux qui me connaissent moi et ma souplesse légendaire.

Du coup, sortir de la case, c'est aussi se déplier, se redécouvrir un peu.

 

Certains d'entre vous ont eu peut-être vent de mon projet de réunir la presse ludique.

De se rencontrer plutôt, pour après peut être s'interroger ensemble sur les pratiques (charte de bonnes pratiques), de se protéger (procès contre la liberté d'expression), s'organiser (Créer un statut pour les festivals, ou le partage de savoir-faire), s'unir (enrichir nos expériences humaines).

J'ai toujours ce projet en tête car je pense que c'est une nécessité et l'avenir de ce milieu, même si je sais que n'étant plus du "métier" cela sera plus difficile.

 

Mais le plus important, et c'est ce que je retiens car c'est ce qui ne m'a jamais quitté, ici ou ailleurs, c'est cette passion du jeu, des pratiques, des actrices et acteurs qui font le jeu, des émotions et sensations, et de toutes ces expériences passées, présentes et futures.

Alors je n'ai plus de logo sur mon t shirt en festival, de magnets ou de stickers à offrir, mais je serai toujours là pour une discussion, un partage, des parties, des découvertes et des rencontres.

 

Et c'est pour cela que je resterai, à ma façon, toujours un ambassadeur des jeux, du jeu.


ludodelaludo

Commentaires (2)

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13obscur
13obscur
Intéressant point de vue.
J'ai ouvert un blog l'année dernière pour parler des jeux solo. Non pas pour devenir influenceur (parce que bon, le jeu solo est une niche dans un secteur de niche ^^), mais pour parler de jeux pour lesquels j'avais envie d'écrire (et d'autres raisons plus personnelles).
Je ne fais pas de "tests", ou de "critiques", mais j'y publie des "avis". Et c'est là où ton passage sur le ressenti m'a interpellé car c'est ce que je voulais faire avec mon blog: dire ce qui m'a plu, ce qui m'a pas plu, comment j'ai vécu les parties, mes surprises ou mes déceptions, ... (en plus de présenter les règles). Un article, ou un post, qui présente ce qui a été ressenti durant la partie a plus d'influence sur moi qu'une belle photo (par contre, une belle photo pourra m'influencer pour me renseigner sur le jeu, mais ça ne sera pas le seul déclencheur d'achat).
ludodelaludo
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En fait je crois que cette histoire de ressenti et d'émotion est une déformation professionnelle. En tant que ludothécaire, je fais plus jouer parfois que je ne joue, et forcément à tout type de public. Et quand on fait jouer, on a le temps d'observer les joueurs, dans le jeu et en dehors.

De plus, notre passion commune a cette particularité d'être "vivante". Je dis ça car si on y joue pas, on ne ressentira pas grand chose, mais si on y joue alors on pourra en fonction du joueur, du temps, du lieu, des partenaires etc, des sensations parfois uniques en tout cas rarement identiques même pour un même jeu. Et ça peu de médias le permettent.

Alors oui le plus important pour moi c'est l'expérience de jeu, quelle qu'elle soit.